Réaliser un projet

Projets en cours

Appel à initiative 2015-2016

Le Département lance un appel à initiatives visant à développer la participation des établissements médico–sociaux à la vie culturelle. Il est ouvert aux :

- associations culturelles,
- établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes (EHPAD),
- établissements et services pour personnes adultes handicapées. Il concerne des initiatives et des projets portant sur les années 2015 et 2016.

Les projets reposent sur une démarche de co-construction par les partenaires culturels et médico-sociaux. Ils visent à améliorer la participation à la vie culturelle locale des personnes en situation de vulnérabilité, à mettre en valeur leur créativité et leurs savoirs, à faciliter l’ouverture des établissements médico-sociaux sur leur environnement. Ils reposent sur l’implication des acteurs culturels et de l’ensemble des intervenants.

Formulaire

Formulaire à remplir

1- Les porteurs du projet

Partenaire(s) culturel(s) :

Nom de l’association :

Nom et prénom du Président :

Adresse Téléphone Courriel

Référent du projet :
Nom et prénom :
Fonction :
Téléphone : Courriel :

Avez-vous déjà réalisé des projets avec des établissements médico-sociaux ?

Si oui, lesquels et quand :

Etablissement médico-social

Nom :
Adresse :

Téléphone Courriel :

Référent du projet
Nom et prénom :
Fonction :
Téléphone : Courriel :

Avez-vous déjà travaillé avec des structures culturelles :

Si oui, lesquelles et quand :

Avez-vous déjà fait partie des appels à projets ?

Temps mêlés : oui non L’un est l’autre : oui non

Si oui, veuillez préciser les années de votre participation :

2- Intitulé de l’initiative

3- Présentation du projet

Objectifs ou intentions :

Déroulement et calendrier du projet :

4- La co-construction du projet

Avez-vous déjà travaillé avec le partenaire de ce projet auparavant ? : Si oui, sur quels types de projets ? :

Qui a été l’initiateur de la rencontre entre les porteurs de l’initiative ? :

Décrire en quelques lignes les phases de la co-construction de ce projet :

5- L’intégration du projet dans la vie du territoire

Quels partenariats sur le territoire pourraient être mis en œuvre pour réaliser ce projet ?

Quelles ressources du territoire (lieux, structures culturelles, sociales, éducatives, établissements scolaires, réseaux d’acteurs locaux …) sont parties prenantes ou identifiées pour le projet ? :

6- Les résidents de l’établissement médico-social

Dans la co-construction du projet, comment prenez- vous en compte les conditions de vie en établissement des personnes ?

Dans votre projet, qu’est ce qui pourra valoriser les savoirs et la créativité des personnes âgées ou en situation de handicap :
- si vous êtes acteur culturel :

- si vous êtes professionnel en établissement médico-social :

Combien de personnes atteintes de pathologie de type Alzheimer participent à ce projet ?

En quoi les actions proposées peuvent elles aider ces personnes ?

7- La structure culturelle

Présentez vos démarches de médiation culturelle :

Présentez vos démarches de création artistique :

8- Les motivations de votre implication dans ce projet ou cette initiative

Vous êtes une structure culturelle ou un artiste intervenant :

Vous êtes un établissement médico-social :

9- La pérennisation du projet

Comment envisagez-vous les possibilités de pérennisation de la démarche, après la période de soutien financier du Conseil général à votre projet ?

Si oui, quelles seraient-elles ?

10- Communication et diffusion

Quels moyens envisagez-vous d’utiliser pour faire connaître ce projet ?

Quelle diffusion des œuvres produites dans le cadre de ce projet envisagez-vous ?

Avez – vous déjà utilisé le site cultureaccessible.gironde.fr :

Pour consultation :

Pour diffusion de documents :

11- Les contenus du projet

En quelques lignes, faites émerger les idées fortes et les aspects innovants de votre projet :

12- Les budgets

Budget prévisionnel 2015

Dépenses Recettes Interventions des artistes ou des professionnels du secteur culturel
- rémunérations
- déplacements
- repas, hébergements

Sorties culturelles
- déplacements
- billetterie

Autres dépenses (précisez) Département

Autres financeurs publics

Financeurs privés

Etablissement médico-social

Structure culturelle

Autres recettes (précisez)

TOTAL TOTAL

Budget prévisionnel 2016

Dépenses Recettes Interventions des artistes ou des professionnels du secteur culturel
- rémunérations
- déplacements
- repas, hébergements

Sorties culturelles
- déplacements
- billetterie

Acquisition de matériels ou de fournitures

Autres dépenses (précisez) Département

Autres financeurs publics

Financeurs privés

Etablissement médico-social

Structure culturelle

Autres recettes (précisez)

TOTAL TOTAL

Le réglement

POURQUOI ?

Le Département de la Gironde porte l’ambition d’une politique culturelle vecteur de cohésion sociale et territoriale. De par ses compétences sociales, il s’attache notamment à faciliter et à améliorer la vie des personnes vulnérables, et à promouvoir l’expression de leurs droits fondamentaux de citoyens.

Pour autant, la place et la reconnaissance des personnes dépendantes ou vieillissantes est un enjeu de société qui engage une véritable responsabilité collective des acteurs institutionnels, des acteurs des territoires et des citoyens.

C’est dans cet esprit de promotion individuelle de la personne dépendante et de sa participation à la vie sociale de son environnement que cet appel à initiatives est lancé auprès des établissements d’accueil de personnes dépendantes. Le projet culturel au sein d’un établissement, construit avec l’appui des ressources culturelles environnantes, doit pouvoir être l’occasion de faire évoluer les pratiques des professionnels, de favoriser les échanges intergénérationnels, de faire évoluer les représentations sur le grand âge et le handicap et sur les établissements qui les accueillent.

Il doit pouvoir être une opportunité d’expression des personnes résidentes et de reconnaissance de leurs capacités créatrices et relationnelles. Il doit pouvoir contribuer à faire en sorte que les personnes participent le plus largement possible à la vie sociale et fassent bien partie de la communauté de vie d’un quartier ou d’une commune.

Le présent appel à initiatives fait suite aux appels à projets L’un est l’autre et Temps mêlés portant sur les années 2010 – 2012 et 2013 - 2014.

Il se situe dans le cadre des programmes mis en œuvre avec des Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), des établissements et services pour personnes handicapées adultes, des Maisons Départementales de la Solidarité et de l’Insertion (MDSI), des Maisons d’Enfants à Caractère Social (MECS). Ce dispositif mis en place par la Direction de la Culture et de la Citoyenneté et les directions de la Direction Générale Adjointe chargée de la Solidarité a fait émerger certaines problématiques que cet appel à initiatives souhaite résoudre. Ainsi, le conseil général fait le choix de modifier son approche tournée davantage vers l’accompagnement et l’appui technique aux structures médico-sociales et opérateurs culturels en contact direct avec les publics accueillis. Il entend assurer un rôle de facilitateur par la mise en réseaux des acteurs avec les structures et personnes ressources du territoire de projet. Il assure donc un rôle accompagnateur, facilitateur et avant tout partenaire.

Cet appel à projets bénéficie du soutien de la DRAC Aquitaine et de l’Agence Régionale de Santé. Dans le cadre de leur politique conjointe (3eme convention régionale Culture et santé 2013 – 2015), la DRAC et l’ARS entendent ainsi, en partenariat avec le Conseil général, favoriser le développement de projets culturels dans des établissements médico-sociaux.

DE QUOI S’AGIT-IL ?

Les projets reposent sur une démarche de co-contruction à l’initiative d’un établissement ou d’un service médico-social avec un artiste ou une structure culturelle, le personnel de la structure médico-sociale et les résidents et autres partenaires éventuels.

Ils doivent s’inscrire dans le projet d’établissement ou du service médico-social et procéder d’une ambition culturelle ouverte aux compétences des personnes impliquées. Le projet pourra aussi constituer pour les artistes et intervenants culturels une réelle opportunité de développement et d’approfondissement de leurs compétences et de leur créativité.

La phase de co-construction du projet est essentielle : motivations de la rencontre, complémentarité des objectifs des porteurs du projet, définition des moyens disponibles, co-écriture du projet. Elle vise à impulser une dynamique pérenne au sein de la structure médico-sociale et ainsi à favoriser les interactions avec l’environnement.

La bonne réalisation du projet passera par la connaissance et la rencontre avec d’autres ressources du territoire. Il est important de veiller à ce que les ressources utilisées soient adaptées. Les projets devront être valorisés par la réalisation et la diffusion d’une production qui peut prendre différentes formes, ou d’un carnet de bord de l’action, pouvant être diffusé ou exposé, dans le but de le rendre visible et de favoriser les échanges sur les processus de reconnaissance et d’émancipation. Ils doivent mettre en exergue les capacités d’expression et de créativité des résidents, tout en privilégiant leur bien être.

Ils peuvent tendre vers la pluridisciplinarité en intégrant si possible plusieurs structures locales et domaines culturels.

Le Département mobilisera ses agents et ses partenaires pour accompagner les différentes étapes des projets et faciliter si besoin la mise en relation avec les ressources du territoire.

Les projets, après sélection, seront formalisés par une convention liant l’établissement médico - social, l’association culturelle et le Conseil général, pour une durée maximale de deux années (2015 et 2016).

Les structures éligibles

Le présent appel à initiatives s’adresse exclusivement aux :
-  établissements et services pour personnes handicapées adultes et EHPAD habilités à l’aide sociale, avec une priorité pour les structures qui relèvent de la compétence du Conseil général ou de la compétence conjointe Département – Etat,
-  associations œuvrant dans le champ culturel situées en Gironde.

Les projets portés par les binômes structure médico–sociale – association qui ont participé à L’un est l’autre ou à Temps mêlés en 2013 et en 2014 ne sont pas éligibles dans la même configuration. Les projets présentés par des structures médico-sociales ou des associations qui ont déjà participé à L’un est l’autre ou à Temps mêlés ne seront pas prioritaires dans la sélection des projets.

DOCUMENT ANNEXE

Modalités financières et partenariales

Les projets feront l’objet d’une convention tripartite entre l’association culturelle, la structure médico-sociale et le Conseil Général de la Gironde.

L’aide financière attribuée sera déterminée en fonction des coûts occasionnés par la mise en œuvre du projet (rémunérations des artistes et des intervenants, déplacements, acquisition de petit matériel, formation...), sur la base du budget prévisionnel détaillé dans le dossier de candidature.

Les structures devront fournir le budget prévisionnel du projet pour chaque année. Il devra indiquer les contributions financières, matérielles et humaines de chaque partenaire.

La subvention du Conseil général sera attribuée en règle générale au partenaire culturel.

Le Conseil Général ne pouvant être l’unique financeur du projet, les structures devront rechercher d’autres partenaires financiers privés ou publics et autofinancer une partie du projet. L’aide financière du Conseil Général fera l’objet d’un seul versement annuel. Toutefois un bilan et des pièces justificatives devront être transmis chaque année, au plus tard le 1er mars de l’année suivante. A défaut, le Conseil Général se réserve le droit d’émettre un ordre de reversement en vue du remboursement de la subvention qui a été allouée.

La DRAC et l’ARS, contribuant au financement de cet appel à initiatives, n’apporteront pas de financements complémentaires aux projets retenus.

Il est préférable que les projets soient portés par des structures géographiquement proches afin de réduire l’impact des déplacements, de faciliter les échanges et les coopérations et de favoriser la pérennisation des partenariats locaux.

Appui technique

Le Conseil Général constituera un groupe d’appui et d’échanges qui apportera aux porteurs de projets un accompagnement méthodologique et technique, des mises en relation, en mobilisant les ressources disponibles des directions du Conseil général concernées par le projet (Direction des Actions pour les Personnes Agées et les Personnes Handicapées, Direction de la Culture et de la Citoyenneté, pôles territoriaux solidarité, Bibliothèque Départementale de Prêt, Archives départementales) et de l’IDDAC.

Il a une fonction d’interface entre les différents acteurs des projets, notamment par le site cultureaccessible.gironde.fr, espace de valorisation des actions menées, de partage et d’échanges entre les porteurs des projets, de mise en lien des structures médico-sociales et des acteurs culturels

Il organisera une ou deux journées d’échanges et de sensibilisation des personnels des structures culturelles et des établissements ou services médico-sociaux au montage de projets culturels et aux problématiques des structures médico-sociales pour les personnes âgées dépendantes ou en situation de handicap. Les échanges seront enrichis par les projets menés entre 2011 et 2014, les évaluations réalisées, le programme européen Grundtvig Social, arts et culture. Des méthodes d’évaluation seront proposées aux porteurs de projets.

Un système de parrainage sera mis en place par lequel des partenaires culturels qui ont déjà participé à Temps mêlés ou L’un et l’autre pourraient apporter un accompagnement à des porteurs de projets qui en font la demande.

Modalités de suivi et d’évaluation

L’évaluation du projet sera faite selon des critères quantitatifs et qualitatifs.

L’évaluation qualitative devra se baser sur le retour et le partage d’expérience de chacune des parties prenantes. Il s’agira de mesurer la réponse aux attentes de chacun, les effets sur les échanges et sur l’épanouissement des personnes qui ont participée au projet, sur l’ouverture des structures médico-sociales vers l‘extérieur ainsi que sur les savoirs faire et les pratiques des structures culturelles. Le recueil de ces données donnera lieu à l’élaboration d’un guide de « bonnes pratiques ».

Cette collecte se déroulera à chaque phase importante du projet et fera l’objet d’une rencontre, qui pourra, si nécessaire, aider les initiateurs à réorienter le projet.

Les critères et les indicateurs d’évaluation seront co-définis par les partenaires et le Conseil Général sur la base des objectifs et indicateurs proposés par les porteurs de projet.

L’évaluation sera notamment basée sur la parole et les témoignages des personnes en situation de handicap, des partenaires culturels, des personnels des établissements et des familles. Les carnets de bord, bilans d’activité, comptes-rendus de réunions constitueront d’autres outils d’évaluation. Cette évaluation prendra la forme d’un rapport remis au Conseil Général établi par les porteurs du projet dans une optique de partage et de mutualisation d’expériences. Les évaluations pourront faire l’objet d’une publication. Un bilan financier de l’action sera remis au Conseil Général au terme de l’action.

Les critères quantitatifs (à titre indicatif) :
-  Nombre de personnes (usagers, personnels des établissements pour personnes handicapées, acteurs culturels, partenaires locaux…) participant au projet,
-  Moyens humains et techniques effectivement engagés,
-  Nombre d’activités réalisées,
-  Analyse de la fréquentation des activités.

Les critères qualitatifs (à titre indicatif) :
-  Impacts de l’action sur l’ensemble des parties prenantes du projet.
-  Partenariats locaux et ancrage sur le territoire,
-  Évolution des pratiques au sein des structures qui ont participé au projet,
-  Ouverture des établissements et services médico-sociaux sur l’extérieur,
-  Moyens techniques de réalisation du projet (déplacements, accueil…),
-  Adéquation des effets du projet aux objectifs des partenaires,
-  Accessibilité des lieux et des propositions culturelles - Développement des compétences (formations …)

Un formulaire d’évaluation sera mis en ligne à la fin de la période d’aide financière du Conseil général sur le site cultureaccessible.gironde.fr, rubrique réaliser un projet.

La diffusion

L’œuvre produite dans le cadre du projet doit être présentée sur le territoire auprès des acteurs locaux concernés, des institutions et du grand public.

Deux modes de diffusion sont à utiliser systématiquement :
- la diffusion numérique
- la présentation des projets dans des lieux de vie de proximité (salles de spectacle ou de cinéma, médiathèques, établissements scolaires, structures pour la jeunesse ou sociales, manifestations locales…).

Si les conditions sont réunies, le Conseil général organisera, à la fin de la période couverte par cet appel à initiatives, une exposition des œuvres produites et un temps de témoignages et d’échanges autour de ces projets et de leurs impacts sur les personnes, les structures et les territoires.

La diffusion des œuvres et le partage des expériences est de la responsabilité des porteurs des projets. Ils pourront être aidés par le pôle de compétence Culture et Santé en Aquitaine, le réseau de médiation des scènes partenaires de l’IDDAC, le Conseil général.

La communication

Chaque binôme porteur de projet élaborera un plan de communication sur la base des différents supports de communication disponibles et en concertation entre les différentes parties prenantes.

Le site cultureaccessible.gironde.fr, mis en ligne par le Conseil général, est un outil de partage de ces projets dont il peut faciliter la visibilité. Le Conseil général contribuera à faire connaître ces projets par ses outils de communication.

Les témoignages des usagers et des acteurs du projet sont un vecteur de communication très important pour ce genre de projet.

Il sera demandé aux porteurs de projets de prévoir des photos ou des enregistrements sonores ou vidéo des actions réalisées en vue d’une utilisation ultérieure à des fins de communication institutionnelle, dans le respect de la réglementation relative au droit à l’image.

Pilotage de l’appel à initiatives

Le comité de pilotage du programme est composé de :

-  Monsieur le Président du Conseil Général de la Gironde ou son représentant,
-  Mesdames les Vices – Présidentes du Conseil Général en charge de
-  la solidarité, l’autonomie, les actions sociales et la santé
-  la culture, le sport, la vie associative, ou leurs représentants,
-  des représentants de la Direction de la culture et de la citoyenneté et de la Direction des actions pour les personnes âgées et les personnes handicapées, du Conseil Général,
-  un représentant de l’Institut Départemental de Développement Artistique et Culturel (IDDAC),
-  un représentant de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Aquitaine,
-  un représentant de l’Agence Régionale de Santé.

Ce comité aura une fonction de pilotage du programme et de sélection des projets.

Un comité technique composé des représentants des services du Conseil général (DCC et DAPAPH) est chargé du suivi du programme, de l’orientation et de l’évaluation des projets.

Procédure de candidature

Les pièces à fournir sont :
- le dossier de candidature du projet rempli,
-  la lettre de motivation cosignée par les représentants de l’établissement ou du service médico-social et de la structure culturelle partenaire,
-  la présentation des structures, des partenaires et des artistes, les références des intervenants,
-  les exposés des motivations de l’implication dans ce projet, pour chaque partenaire,
-  la présentation du projet : objectifs, déroulement, description des actions envisagées, calendrier, organigramme du projet, méthode d’évaluation...,
-  le budget prévisionnel du projet précisant la participation financière de chaque structure,
-  le projet d’établissement de l’établissement médico-social,
-  la description et le bilan des actions de ce type menées précédemment.

Les projets doivent être transmis au Conseil Général par voie numérique, aux adresses suivantes : c.ferreira@cg33.fr, o.lumino@cg33.fr, m.micheau-heraud@cg33.fr.

Calendrier de dépôt des candidatures

Lancement de l’appel à initiatives : 1er juillet 2014
Clôture du dépôt des candidatures : 30 septembre 2014
Analyse technique des initiatives : octobre 2014
Validation par un vote de la Commission Permanente : 24 novembre 2014

Les personnes référentes au Conseil Général sont :

Direction de la culture et de la citoyenneté

- Cécile FERREIRA – 05 56 99 33 33 poste 54 46 - c.ferreira@cg33.fr
- Odile LUMINO – 05 56 99 33 33 poste 31 75 - o.lumino@cg33.fr

Direction des actions pour les personnes âgées et les personnes handicapées

- Marie Line MICHEAU HERAUD – 05 56 99 57 03 - m.micheau-heraud@cg33.fr

11 fiches synthétiques de projets retenus sur des communes du "réseau médiation" iddac /rédigées en mai 2015

Utopia - Eysines

les porteurs du projet Etablissement médico-social : ITEP (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique) Saint- Vincent de Paul Lamothe-Lescure à Eysines Partenaire culturel : association Point de Fuite à Bègles Artiste associé : Ibaï Hernandorena

le public cible Groupe de jeunes adultes participant aux ateliers artistiques et culturels proposés par l’ITEP et personnel encadrant

le projet L’ITEP a souhaité développer un projet artistique et culturel sur la question de l’autonomie dans la ville pour des personnes en situation de handicap : comment dans l’espace public peut-on faire accepter les différences ? Quelle autonomie dans les déplacements pour les jeunes de l’ITEP ? Pour réaliser ce projet, l’établissement a inscrit son action dans le dispositif "Nouveaux commanditaires" porté par la Fondation de France. Ce dispositif permet de donner la parole à des individus qui ne l’ont pas ou qui ont peu d’occasions de la prendre, et offre la possibilité à ces citoyens de s’impliquer dans la vie locale. Il s’agit donc ici de proposer à un groupe de jeunes adultes fréquentant déjà les ateliers proposés par l’établissement de s’impliquer dans un processus de commande artistique pour devenir eux-mêmes acteurs de ce processus. Ce groupe sera associé à toutes les étapes du projet, de l’expression de leurs souhaits à la rédaction du cahier des charges et à la réalisation de l’oeuvre. L’intérêt de cette action réside dans la possibilité de changer la place et l’image du handicap dans l’espace public, dans la création d’un art de vivre la ville ensemble et d’une sociabilité douce

le contexte Le projet d’établissement de l’ITEP s’articule autour d’un accompagnement individualisé pour chaque personne accueillie afin de favoriser son développement, son autonomie et son insertion sociale. Des ateliers artistiques et culturels, partie intégrante du dispositif de soin, sont proposés à de jeunes adultes, en situation de handicap psychique. Ces personnes, aujourd’hui adultes, fréquentent l’ITEP depuis leur plus jeune âge. Ils continuent d’y venir parce qu’ils s’y sentent bien et peuvent participer aux ateliers. Ils adhèrent tous à l’association sportive et culturelle "Lamothe Lescure Club" qui émane de l’ITEP et favorise le lien avec les "anciens". Les responsables ont donc souhaité prolonger les actions de l’établissement en développant un projet impliquant davantage ces jeunes dans une réalisation artistique et culturelle. C’est pourquoi ils ont souhaité inscrire le projet dans le dispositif "Nouveaux commanditaires" de la Fondation de France. La Fondation de France a transmis le projet de l’ITEP portant sur la question de l’autonomie dans la ville pour les personnes en situation de handicap à l’Association Point de Fuite, médiateur agréé pour développer et suivre des commandes artistiques dans le cadre du dispositif. Axée sur la place de la création contemporaine hors des institutions et travaillant au rapprochement entre l’artiste et le citoyen, Point de Fuite accompagne des projets depuis leur définition, leur réalisation jusqu’à leur réception.

les actions Ce projet de commande artistique "Nouveaux commanditaires" a été initié en 2012. Les années 2015 et 2016 sont celles de la concrétisation du projet et de la réalisation de l’oeuvre. A partir du thème choisi, Point de Fuite a repéré des artistes travaillant sur l’espace public et montrant dans leurs travaux un vif intérêt pour le handicap et ses problématiques. Parmi ces artistes, l’artiste plasticien Ibaï Hernandorena a été retenu. Des rencontres ont été organisées à l’ITEP avec le groupe de l’atelier afin que l’artiste puisse cerner la personnalité et les désirs de chacun. A partir de ces rencontres, Ibaï Hernandorena a imaginé une oeuvre appelée Utopia, sorte de kiosque-sculpture à installer dans la ville et ayant la fonctionnalité d’un abrivoyageurs. Pour la réalisation de ce projet, les membres du groupe sont associés à chaque étape, de manière à être informé et responsabiliser.

Utopia tiendra donc lieu d’arrêt de bus et sera à la fois le symbole de l’autonomie des adolescents et jeunes adultes de l’ITEP, le point de départ vers le monde extérieur et un lieu possible de rassemblement, de retrouvailles et de partage. Cette sculpture abri-voyageurs sera installée de façon pérenne sur l’espace public. Intégrée au réseau des transports, elle pourra être utilisée comme un arrêt de bus ordinaire. Elle deviendra propriété d’une collectivité locale et sera gérée par elle comme tout mobilier urbain. Son installation fera l’objet d’une inauguration officielle en présence de tous les partenaires. Le projet est conduit en étroite collaboration avec les services (culturels et techniques) de la mairie d’Eysines, les services (mission commande artistique, mission urbanité culture(s), direction transport) de Bordeaux Métropole et le service communication du Réseau TBC. Comme dans tous les projets "Nouveaux commanditaires", au moment de la production de l’oeuvre, des agences de productions artistiques locales, des entreprises privées, dont le savoir faire et/ou les compétences entrent dans la production des différents éléments de l’oeuvre, sont sollicitées.

les objectifs

  • Permettre au groupe de jeunes adultes en fragilité psychologique de se sentir des citoyens à part entière, capables d’exprimer leurs souhaits, leurs envies, en toute confiance.
  • §Impliquer chacun des membres du groupe de manière à ce qu’il soit parti prenante de la commande passée à l’artiste
  • Participer à toute la phase d’élaboration, de la rédaction du cahier des charges de la commande, au suivi de la mise en oeuvre du projet.
  • Valoriser les membres du groupe comme partie prenante de la réussite d’une création sur le domaine public et dans l’intérêt général.

Contact

Association Point de Fuite Référent du projet : Marie-Anne Chambost, administratrice et coordinatrice / 06 87 50 68 11 lesateliersacielouvert@gmail.com

ITEP Saint-Vincent de Paul Lamothe Lescure Référent du projet : François Bonnafous, directeur 05 56 28 03 23 / irpstvincent@wanadoo.fr

Ateliers théâtre et réalisation de films - Eysines

Les porteurs de projet partenaire culturel :

Compagnie Remanitou à Bordeaux Etablissement médico-social  : EHPAD Le Vigean à Eysines

Le public cible Des groupes de 10 à 20 résidents suivant les ateliers dont quelques personnes atteintes de pathologies de type Alzheimer.

Le projet Cet atelier alliant théâtre et vidéo est animé par deux intervenants. L’intervenante théâtre, Aurélie Bonot, propose divers exercices, puis travaille sur une saynète avec les résidents. L’intervenant vidéo, Aram Mkrtchyan filme les ateliers pour en faire deux films qui seront montrés à la fin de l’année. Le premier film dévoile ce qui se passe pendant les ateliers : les échauffements corporels ou vocaux, certains exercices, mais aussi les hésitations, les craintes, les fous rires, les échanges, les souvenirs. Le deuxième montre la saynète, dont le travail commence une fois que les résidents se sentent à l’aise dans le groupe, en confiance, bien dans leur corps. Pendant le tournage, les résidents travaillent comme des acteurs de cinéma, phrase par phrase, en testant plusieurs intentions de jeu. Les vidéos seront projetées à l’Ehpad et conservées par l’établissement comme trace d’un travail de médiation artistique. Sur le terrain, les porteurs de ce projet vont essayer de tisser des partenariats avec la mairie d’Eysines et avec d’autres communes et EHPAD de Bordeaux Métropole.

Le contexte La Compagnie Remanitou a déjà travaillé sur des projets avec l’EHPAD Le Vigean. C’est Aurélie Bonot, danseuse de formation ayant élargi son champ d’action au théâtre, à la scénographie et à la mise en scène et qui travaille depuis deux ans comme intervenante extérieure "théâtre" à l’EHPAD du Vigean, qui a été l’initiateur de la rencontre entre les porteurs du projet. A ses côtés, Aram Mkrtchyan, spécialiste du documentaire mais aussi de la scénographie et de la mise en scène et ayant une grande connaissance du théâtre et du cinéma, assure les interventions vidéo. LES ACTIONS Dans un premier temps, cet atelier propose d’approfondir l’apprentissage du théâtre corporel par des exercices qui amènent à développer la conscience du corps, la présence, l’écoute et le rythme. L’énergie est canalisée, le corps s’ancre dans sa verticalité. Alors, sont abordées les intentions de jeu qui découlent de la gestuelle et des expressions. De façon ludique et parodique, les participants sont amenés à caractériser les émotions qui se dégagent de ce langage non verbal et à vivre un lâcher-prise. Chacun est amené à jouer et à se mettre en jeu, avec un regard bienveillant et sans jugement. Cet atelier met en relation les partenaires de jeu dans une estime réciproque et incite aux notions de respect et de confiance en soi.

Cette expérience amène à une conscience affinée de l’être et valorise des qualités individuelles dans la joie et l’épanouissement. L’espace collectif est ainsi une source de complicité. Dans un second temps, quand les participants sont en confiance, ils travaillent le texte. Ils répètent la saynète qui sera filmée, puis montrée aux résidents, aux familles et au personnel de l’EHPAD. Les vidéos seront ensuite diffusées sur internet (via you tube et les réseaux sociaux) pour montrer ce qu’il est possible de réaliser avec des résidents en EHPAD. Les EHPAD sont des lieux pleins de vie et c’est ce que la compagnie Remanitou veut montrer à travers cette proposition artistique. Cet atelier donne la possibilité aux participants d’expérimenter toutes les possibilités du théâtre : du théâtre gestuel (ou expression corporelle) au théâtre verbal (avec du texte). Les gestes du quotidiens sont sublimés et chorégraphiés de manière très abordable, les expressions, les sentiments sont mimés, le travail sur la présence, l’écoute sont éprouvés. Le corps tout entier est engagé. Le théâtre verbal (transmis par l’intermédiaire de saynète, extraits de pièces de théâtre, poèmes, chansons etc...) est également enseigné. Ainsi, chacun à la possibilité de s’exprimer, de communiquer soit avec le corps, soit avec la parole ou les deux, en fonction de sa personnalité et des envies du moment. Pour les exercices de théâtre corporel, puis autour du texte, le groupe sera composé de 20 participants maximum. Pour les répétitions puis le tournage de la saynète, le groupe sera réduit à 10 participants.

Les objectifs

Développer les capacités physiques (tonicité, équilibre, mécanique corporelle, motricité) Travailler la mémoire de manière ludique et divertissante, Insuffler vitalité et énergie positive S’épanouir dans une activité collective renforçant les liens entre les personnes Améliorer la confiance en soi et s’ouvrir aux autres Valoriser les personnes aux yeux de tous (autres résidents, soignants, familles...)

Contacts Compagnie Remanitou Référents : Mkrtchyan Aramayis et Aurélie Bonot, intervenants ateliers théâtre et vidéo Aurélie Bonot 06 59 07 55 56 / aurelie.bonot@yahoo.fr Aramayis Mkrtchyan 06 59 57 25 49 / aram_m@hotmail.com Etablissement médico-social : EHPAD "Le Vigean" à Eysines Animatrice sociale : Nathalie Robin, 06 64 69 88 21 / animation-levigean@foyersdesaines.fr

Cuisiner dans tous les sens-La Réole

les porteurs du projet Etablissement médico-social  : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées) et FAM (Foyer d’Accueil Médicalisé) de La Réole. Partenaire culturel  : association Le Temps des sourires Intervenant Artistique : Théâtre des 4 Vents et Lous Reoules

le public cible Des résidents des deux structures (EHPAD : + de 60 ans, FAM : - de 60 ans)

le projet Il s’agit d’utiliser les recettes comme outil de transmission orale et écrite intergénérationnelles (EHPAD, FAM et centre de loisirs), de mettre en parallèle les différents « jargons » ( patois, verlan, langage SMS, argot, etc...), de mettre en musique et poésie les recettes, d’en faire un spectacle et un livre de recettes, tout en respectant les rythmes de vie de l’établissement et des résidents et en s’assurant au préalable de leurs consentements et de l’intérêt qu’ils portent à la participation de ce projet. A cet effet, l’association et les partenaires du projet mettront à disposition des supports d’animation professionnelle (matériel et compétences) permettant la liberté d’expression et faisant émerger les compétences créatives et relationnelles des résidents en favorisant un climat de confiance et en proposant un cadre structuré leur permettant de se réaliser dans une mise en scène. La démarche de ce projet est une approche poétique des productions qui doit faciliter l’expression de ces personnes sans contrainte temporelle ou références très précises à des normes sociales (pas d’écrits normés et d’obligations de dater des faits par exemple) et de proposer un cadre artistique propice à l’expression libre afin de lui donner une forme artistique facilement jouable par l’artiste amateur lui-même. Celle-ci doit mettre en valeur le résident artiste amateur et le spectateur, et l’auditeur ou le lecteur doivent trouver du plaisir à découvrir cette expression. Le projet est construit avec la collaboration du Théâtre des 4 Vents pour une aide à la mise en scène et de Lous Reoules, groupe musical et folklorique pour l’aide à la mise en musique. Il s’appuie sur la communauté de communes du Réolais en Sud Gironde pour la programmation de spectacles et sur la bibliothèque de La Réole pour le prêt de documents.

le contexte L’association Le Temps des Sourires organise des ateliers artistiques ponctuels et des manifestations dans des établissements médico-sociaux privés ou publics depuis novembre 2013, notamment à La Réole au sein de l’EHPAD et du FAM. Suite à une sollicitation du Conseil départemental de la Gironde à la mi-septembre, les animateurs des 2 structures ont décidé de concrétiser les ébauches de projet culturel et artistique déjà mises en route. Des interventions de l’association Le Temps des Sourires sur l’EHPAD et le FAM ont permis de mettre en place de nouvelles activités et de répondre à certaines attentes des résidents des 2 structures. La rédaction d’un projet commun était déjà envisagée dans l’optique de préparer le passage à 60 ans des résidents du FAM vers l’EHPAD.

les actions

  • Une intervention (théâtre, écriture, musique) par semaine tour à tour le mercredi et parfois le samedi dans chacun des 3 établissements pendant 30 semaines en 2015 et en 2016.
  • Allers et retours, par internet et moyen multimédia, des différents écrits et enregistrements des recettes et/ou anecdotes.
  • Aller manger au restaurant les recettes élaborées en établissement en partenariat avec le restaurant les Quat’sauces dépendant de l’ESAT Les Massiots de La Réole
  • Rencontre "physique" tous les 3 mois pour mise en commun (des résidents de chaque structure) avec recherches d’éléments de mise en scène.
  • Réalisation de la maquette du livre de recettes
  • Présentation du livre de recettes fin 2015 et spectacle en 2016.

les objectifs Avec ce projet "Cuisiner dans tous les sens", l’association Le Temps des Sourires désire valoriser le travail déjà mis en place dans les 2 établissements en insistant notamment sur la nécessité d’établir une communication entre résidents et de contextualiser dans un projet global les sorties extérieures organisées. Les protagonistes du projet espèrent également donner la possibilité aux résidents de faire part de leurs émotions tout en les mettant à distance grâce au cadre artistique pour permettre une meilleure acceptation des conditions de vie en institution. La possibilité d’établir un lien direct avec le monde extérieur que permet ce projet culturel va également aider les équipes encadrantes qu’elles soient médicales, sociales ou hôtelières à donner du sens aux différents actes de la vie quotidienne dans les établissements auprès des résidents eux-mêmes acteurs et non « patients dépendants ». Le thème de la nourriture est largement porteur dans ce projet car les quatre repas qui rythment le quotidien des résidents sont un point de rencontre et de divertissement et l’association envisage de profiter de l’élan porteur de cet appel à initiatives pour améliorer ce quotidien.

Contact Association le Temps des Sourires Référent du projet : Benoît Lescouzeres, animateur Inter-générationnel, musicien / 06 86 45 12 48 info@cielarbreavache.com

Etablissement médico-social : EHPAD et FAM de La Réole Référent du projet : Référent du projet : Nicolas Heuze, cadre de santé de l’EHPAD 05 56 61 52 92

Les Mess’Âgés Confidences aux jeunes générations - Eysines

les porteurs du projet Etablissement médico-social : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées) Bois Gramond à Eysines Partenaire culturel : Les Amis de R.I.G à Blanquefort

le public cible Les résidents de l’EHPAD dont certaines personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

le projet La radio R.I.G a proposé à l’EHPAD du Bois Gramond de construire ensemble un projet basé sur des ateliers de transmission par l’écriture et l’interprétation. Il est proposé aux résidents de concevoir des poèmes et des messages musicaux. Leur postulat de base est d’être les porteparole de leur génération afin de transmettre un message en direction des jeunes par le biais des ondes radiophoniques et de divers rendez-vous. Pour cela, les résidents rédigeront des textes qu’ils mettront en musique. Ces textes seront présentés lors d’une restitution publique avec exposition et animation. Les participants seront amenés à connaître et à appréhender les mécanismes d’un média. Ils auront pour tâche de concevoir un univers pour la communication de leur projet. Et ils iront à la rencontre du monde du spectacle à travers différentes sorties culturelles. Ce projet s’inscrira dans le cadre de la Semaine Bleue de 2015. Il s’appuiera sur des structures de proximité : la crèche Migron à Eysines, porte ouverte sur les très jeunes générations, l’association Bordeaux Chanson du Haillan, pour le choix d’une sortie spectacle et la rencontre avec les artistes, l’association Talent Girondin de Bordeaux qui copartage la salle L’Inox pour une autre sortie spectacle et la découverte d’un lieu. Il tissera des liens avec la scène culturelle Le Plateau grâce à un partenariat avec la Ville d’Eysines.

le contexte L’arrivée en institution se traduit souvent par une perte de repères et de lien social pour les personnes âgées dépendantes. Cette arrivée est parfois suivie d’une période de repli sur soi. C’est pourquoi les activités proposées par l’établissement sont essentielles pour établir le lien social avec les autres résidents et maintenir un quotidien de qualité. Ces activités permettent de lutter contre l’ennui et la nostalgie en stimulant réflexion et curiosité. La radio, utilisée dans une démarche de sensibilisation, d’expression et de création participative, peut devenir alors un outil pédagogique et social essentiel. La radio est un en effet un excellent outil pour l’affirmation de soi. L’équipe de R.I.G a à de nombreuses reprises travaillé sur l’écriture avec des publics divers et diffusé les enregistrements sur ses ondes. Dans le cadre de ce projet, l’outil radio permettra aux résidents de bien maîtriser leur voix et les expressions liées à la lecture des textes qu’ils auront imaginés et rédigés. Le média radiophonique permettra de briser l’isolement des personnes exclues de la vie sociale, ainsi que dynamiser le tissu des relations humaines locales.

les actions Le projet se composera de quatre types d’ateliers pour des groupes de 10 à 20 résidents qui pourront opter pour les ateliers de leur choix. 1/ L’atelier d’écriture : Les participants rédigeront des textes par petits groupes (2, 3 personnes). Ils écriront les contenus des messages et des poèmes musicaux à destination des jeunes. 2/ L’atelier musical : Les participants travailleront sur la musicalité de la voix pour interpréter leurs textes. Ils réaliseront un choix de musique instrumentale comme base sonore illustrant leurs poèmes musicaux. Ils travailleront à un accompagnement rythmique des morceaux sélectionnés. Ils pourront créer à partir d’instruments de récupération la base sonore de leurs messages. Ils participeront à la conception de l’habillage sonore des messages et de l’émission diffusés à l’antenne. 3/ L’atelier de communication : Les participants concevront l’identité visuelle du projet. Ils participeront à la promotion du projet par la création d’une page internet et d’un communiqué de presse et en prenant contact avec les journalistes. Ils interviendront sur le rendu final du projet en en proposant une exposition (textes, photos, images). 4/ L’atelier radiophonique : Les participants réaliseront des interviews des membres du groupe, des participants aux ateliers ainsi que des artistes et professionnels rencontrés. Ils enregistreront leurs messages en direction de la jeunesse et les poèmes musicaux. Enfin ils concevront une émission qu’ils animeront et qui réunira l’ensemble des participants. Ce sont au total 30 séances d’une durée de 2h. Des résidents seront associés à la coordination générale du projet. Des photographies et des vidéos du travail en atelier seront réalisées par les résidents et serviront à l’atelier communication.

Durant le projet, cinq sorties seront proposées :

  • Une sortie culturelle au début du projet pour découvrir le monde du spectacle, les coulisses et la scène d’une salle locale.
  • La visite de la station de radio à Blanquefort pour découvrir le média et ses outils.
  • Une représentation d’un spectacle choisi en concertation avec les résidents, accompagnée d’une rencontre avec les artistes et de leur interview.
  • Une sortie pour participer à la Semaine Bleue en octobre 2015. L’objectif est d’intégrer l’événement (exposition / projection / animation) dans le cadre d’une programmation locale.
  • Une visite à la crèche d’Eysines Migron. Les participants proposeront un temps d’animation où ils diront leurs créations aux tout petits. Les familles des résidents seront sollicitées pour être accompagnateurs bénévoles lors de ces sorties culturelles et sur l’ensemble des séances du projet.

les objectifs

  • Valoriser les savoirs, stimuler la mémoire, la créativité et la sensibilité ;
  • Sensibiliser et former aux outils d’expression et de communication ;
  • Donner la parole aux vécus des personnes âgées ;
  • Maintenir une activité sociale, favoriser le partage et l’enrichissement mutuel ;
  • Valoriser les liens intergénérationnels par la rencontre et la diffusion radiophonique ;
  • Participer à la vie culturelle locale et inciter à la fréquentation des lieux culturels ;
  • Dynamiser l’existence quotidienne ;
  • Faire évoluer le regard sur les personnes âgées et sur les EHPAD ;
  • Valoriser les liens familiaux ;
  • Impliquer les équipes EHPAD et les familles dans la réalisation du projet afin de dynamiser la structure ;
  • Découvrir les coulisses d’un média et se familiariser avec l’outil radio (interview, enregistrement, montage)

Contact Référent du projet : Jérôme Vigouroux, chargé de mission 06 81 78 47 41 / jerome@rigfm.fr Etablissement médico-social : EHPAD "Bois Gramond" à Eysines Référent du projet : Sandrine Arnoux, animatrice 05 56 16 55 00 / animboisgramond@adgessa.fr

L’Amour, un jeu de 5 à 99 ans - Saint Seurin sur l’Isle

les porteurs du projet

Etablissement médico-social : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées) Jacqueline Auriol à Saint-Seurin-sur-L’Isle. Partenaire culturel : association MKP (Musik à Pile) Intervenant Artistique : Compagnie l’Arbre à Vache

le public cible

Des résidents volontaires de l’EHPAD Jacqueline Auriol (5 et 8 personnes atteintes de pathologie de type Alzheimer participeront au projet).

le projet

Ce projet se déploie sur deux années et s’articule autour de la thématique des histoires d’amour et sur les différentes façons d’aimer à travers les âges. Il s’agit d’abord de recueillir les témoignages des personnes sur leur vécu amoureux, puis de stimuler leur imagination et leur créativité lors d’ateliers théâtre, écriture et cinéma afin d’inventer d’autres histoires : celles qu’ils auraient aimé vivre, celles que l’on pense impossibles... Le thème sera traité la première année sous forme de spectacle (scénographie, vidéo, scénettes) et la seconde année sous forme de court-métrage. Tout en s’adaptant aux personnes, l’ambition est de révéler chez chacun, une envie de jouer. Il est question de favoriser les échanges entre les intervenants et les personnes âgées sur le thème universel de l’amour qui réunit toutes les générations. En échange de leur savoir sur les relations humaines, les artistes leur apporteront la possibilité de bouleverser leurs convictions, de rêver encore, par un travail d’imagination et de création. Le processus artistique mobilisera tant les souvenirs et vécus personnels que les fantasmes et les récits inventés. Par ailleurs, les deux formes choisies de restitution permettront de valoriser la participation de chacun. Les ateliers seront animés par les artistes de la compagnie girondine L’Arbre à vache, dont la recherche artistique est axée sur le mélange théâtre, clown, burlesque et magie et sur l’intéraction avec le public. Leur création 2013, M.et Mme Poiseau, spectacle tout public, sans parole et joué dans la rue, abordait le thème des vieux amoureux. Ce spectacle sera le point de départ de toute l’aventure culturelle proposée aux résidents. Le projet rassemble trois partenaires du même territoire : la CALI (Communauté d’agglomération du Libournais). La Ville de St Seurin sur l’Isle soutient le projet ; l’école primaire (en face de l‘EHPAD) et la médiathèque seront sollicitées pour accueillir les restitutions et créer des moments d’échanges.

le contexte

La médiation culturelle est au coeur du projet de l’association MKP. Au-delà de l’accompagnement d’artistes en création ou des programmations sur le territoire de la CALI, MKP développe depuis des années des actions de médiation culturelle autour de ses programmations (saison et festival) pour l’intégration de tous les publics dans la vie artistique et culturelle. Les objectifs du dispositif « L’un est l’autre » croisent les objectifs de l’association qui a pour vocation de toucher un large public. Utiliser les arts pour favoriser le lien social, le bien être,l’épanouissement, l’expression, le partage, tout en respectant les particularités de chaque personne, son parcours, son histoire, ses envies. La compagnie l’Arbre à vache a pour ambition de délivrer un message d’espoir et d’optimisme au plus large public. Pour ce faire, elle crée des spectacles accessibles tout public, par l’intermédiaire du théâtre sans parole, burlesque, humoristique et poétique. Un théâtre d’émotions qui parle à tous. Pour l’EHPAD, permettre à ses résidents de s’inscrire dans un projet, c’est leur permettre de redonner du sens à leur vie, de retrouver le goût de vivre malgré les soucis de santé, leur donner pour l’avenir proche un objectif positif et leur offrir des rencontres riches et multiples avec des regards et des échanges croisés.

les actions

2015

  • Février : Lancement du projet par la représentation du spectacle M. et Mme Poizeau, Cie L’arbre à vache à l’EHPAD et rencontres avec les résidents volontaires pour participer au projet
  • Février/Mars 2015 : Les ateliers théâtre
  • Avril : Le recueil de leurs souvenirs ou vécus personnels sur l’amour à tout âge (5 séances)
  • Mai : Séances d’écriture
  • Mai/juin : Mise en scène de la restitution
  • Juin : Restitution (2 représentations) : le spectacle créé sera présenté à l’EHPAD devant les résidents, les familles et le personnel, puis sur la scène du Festival Musik à Pile. Une exposition / installation sera également créée avec les objets (lettres, photos…) et ancrée dans une structure créée par Antoine Boulin de la Compagnie l’Arbre à Vache.

2016

  • Février – Lancement de la 2nde session : Visionnage d’un film sur le thème, puis retours et discussions sur le film
  • Mars – Ateliers d’initiation au théâtre
  • Avril – Ateliers d’initiation au cinéma et écriture du scénario
  • Mai – Tournage des scènes
  • Juin – Montage et diffusion du court-métrage à l’EHPAD et au festival Musik à Pile, à la Médiathèque, à l’école et lors de colloques d’associations de professionnels telles que AMC (association des médecins coordonnateurs), FHF (fédération hospitalière de France), FNAPACF (Fédération nationale des associations de personnes âgées en établissements et de leurs familles).

les objectifs

Il s’agit de détourner du quotidien les résidents en situation de souffrance (dépression, tristesse, douleur) par une ouverture à l’expression théâtrale et la réalisation d’un film. Les différentes étapes du projet sont pensées pour obtenir la confiance des personnes âgées, pour libérer puis recueillir leurs paroles. Elles font l’expérience de l’expression en public, découvrent les techniques théâtrales, les techniques de cinéma avec pour finalité un plaisir partagé.

Contact

  • Compagnie l’Arbre à Vache Référent du projet : Antoine Boulin 06 81 51 38 26 / info@cielarbreavache.com
  • Association MKP (Musik à Pile) Florence Loulier, chargée de production 06 18 38 21 71 - artsession@free.fr
  • Etablissement médico-social : EHPAD Jacqueline Auriol (Saint-Seurin-sur-L’Isle) Touati Khaldi, animateur 05 57 56 01 70 / t.khaldi@stseurinsurlisle.com

Au fil de nos pas ateliers de théâtre gestuel - Marcheprime

les porteurs du projet

Etablissement médico-social : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées) La Mémoire des Ailes (AEIS – Association pour l’Education et l’Insertion Sociale) à Marcheprime. Partenaire culturel : Association Alphonse Intervenant Artistique : Compagnie Les Résonnances

le public cible

Tous les résidents volontaires de l’EHPAD, dont une dizaine de personnes touchées de près ou de loin par la démence.

le projet

Mise en place d’ateliers de 1heure 30, 2 à 3 fois par mois, avec des temps d’expérimentation libre et des temps de mise en place de jeux plus structurés pour construire et écrire des petites histoires prenant racines dans le lieu de vie des résidents. Ces ateliers de théâtre gestuel seront animés par Valérie Moreau, comédienne, danseuse et chorégraphe en lien avec Diane Sallé, psychomotricienne de l’EHPAD et le personnel soignant. Une réalisation vidéo, réalisée par Jessica Ramdul, vidéaste, photographe et scénographe prendra forme progressivement, inscrite dans la durée du projet d’ateliers afin de rendre compte de cette expérience et de valoriser l’action réalisée. L’utilisation de ce support vidéo a pour but également de faire connaître autrement les personnes accueillies en EHPAD et de provoquer une rencontre avec un large public afin de faire évoluer les idées reçues concernant les personnes vieillissantes, dites "démentes".

le contexte

Alphonse Prod est un collectif d’artistes ayant pour but de rendre la culture équitable et accessible à tous afin de mutualiser les moyens des artistes et de permettre au public de découvrir des oeuvres non standardisés. Electrons constitutifs de la sphère du collectif, des compagnies s’y sont associées, tels que les membres de la Compagnie Résonances. Alphonse prod leur assure un accompagnement administratif et logistique, un soutien potentiel dans leur démarchage et la réalisation de leurs prestations en fonction des occasions en échange de pratiques artistiques appropriées à leur charte. Créée en 2004 à l’initiative de Valérie Lacamoire, danseuse et psychomotricienne, la Compagnie Les Résonances s’intéresse tout particulièrement à la création chorégraphique comme chemin de rencontre et de partage avec ceux que les événements de la vie ont menés aux confins de la sociabilité et de la normalité. Elle cherche comment la danse et l’expression sensible peuvent contribuer à retisser des liens entre les êtres. La double compétence de ses membres, danseurs et professionnels du soin ou de l’accompagnement social, leur confère une sensibilité et une approche particulière de ces thématiques. A l’occasion d’une rencontre en mars 2014, entre les résidents de l’EHPAD "La Mémoire des Ailes" et "Herpestine", un personnage de clown joué par Valérie Moreau, comédienne et danseuse, une visite surprise a été organisée à l’heure du café. Elle s’est assise à leur table, a tenté un contact par les objets ou par la danse, l’équipe avait également préparé une chanson à reprendre collectivement et l’échange s’est très bien passé. soignante. Céline Robert, psychomotricienne et danseuse de la Compagnie Résonances, a proposé à Valérie Moreau de la soutenir par le biais de l’Association Alphonse, dont elle fait partie au Conseil d’Administration pour répondre à cet appel à projet "L’un et l’autre" 2015- 2016.

les actions

2015

  • Janvier / Juin 2015 : 13 séances d’ateliers de théâtre gestuel avec les résidents de l’EHPAD > Ateliers avec Valérie Moreau et Diane Sallé
  • Mars 2015 : présence de la vidéaste, jusqu’à la projection de la vidéo
  • Mi-juin pour La fête des familles : premier temps fort, première rencontre avec un public dans l’EHPAD.
  • Animation soutenue par une partie du personnel.
  • Petites perturbations du décor habituel, fantaisies et surprises menées par les résidents de l’atelier.
  • Juillet / Décembre 2015 : 9 séances d’ateliers. Continuité des ateliers et progression, précision de l’outil vidéo. 2016
  • anvier / Octobre 2016 : 18 séances d’ateliers
  • Mai : Vide grenier au sein de l’EHPAD
  • Octobre : "Au fil de nos pas" Présentation et rencontre autour du film à l’espace culturel "La Caravelle". > Préparation d’un événement convivial : aménagement du lieu pour donner une autre dimension à cette journée. > Une scène visuelle sera jouée par les participants de l’atelier, afin de partager avec le public. Invitation du groupe de collégiens impliqués dans le projet avec l’animatrice.
  • Novembre / Décembre 2016 : 4 séances d’ateliers > Reprise de l’activité, échanges, bilan sur la journée de présentation à La Caravelle. (Partenariat avec la Caravelle - Marcheprime)

les objectifs

L’objectif est de proposer un espace de jeu, de découverte, d’expression aux résidents de l’EHPAD, pour mettre en lumière leur singularité et leur donner un rôle d’acteur. Il s’agit de poétiser le lieu de vie, de valoriser l’individu et son identité à travers une pratique artistique : pouvoir se raconter par le geste, détourner le quotidien, jouer avec les objets, écrire des histoires courtes et sans paroles… Ces ateliers devraient encourager ces personnes à s’affirmer dans leurs désirs, peut-être leurs craintes et leur permettre de renforcer leur estime de soi. D’autre part, l’utilisation d’objets permettra de maintenir ou de retrouver de quoi nommer ce qui appartient ou a appartenu à leur quotidien, avec un travail sur les repères spatiaux.

Contact

Alphonse Référent du projet : Céline Robert (compagnie Les Résonances), membre du conseil d’administration 06 84 64 86 82 / celine@alphonse-prod.org

Etablissement médico-social : EHPAD La Mémoire des Ailes Référent du projet : Diane Sallé, Psychomotricienne 06 71 91 93 04 / diane_s17@hotmail.com

C’est fantastique ! - Libourne

les porteurs du projet

Etablissement médico-social : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées) Fondation Etienne Sabatié Partenaire culturel : Compagnie Paul Les Oiseaux

le public cible

Un groupe de résidents de l’EHPAD avec des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer

le projet

"C’est fantastique !" constitue le dernier volet d’une trilogie "transgenre" menée par Paul les Oiseaux. Par genre, il faut entendre ici genre filmique ! Il s’agit donc d’un travail autour de plusieurs formes cinématographiques. Les deux premiers volets réalisés dans le cadre de projets "Temps mêlés" autour du documentaire et de la fiction ont été imaginés avec les résidents de l’EHPAD de Fontaudin à Pessac. Pour ce dernier volet, Paul les Oiseaux invite les résidents de la Fondation Etienne Sabatié à Libourne à travailler sur le cinéma fantastique et l’amitié en EHPAD. Encadrés par différents artistes intervenants, les résidents vont réaliser un courtmétrage de l’écriture au tournage. Pour cela, parole sera donnée aux personnes mais aussi à leurs animaux de compagnie ! Le projet s’appuiera sur les relations préexistantes au sein de l’EHPAD (couple d’amoureux, amis de longue date, mère et fille, jumeaux ...). Le travail va porter sur l’expressionnisme des corps, des visages, des mains, le recours à des émotions humaines tel le sentiment amoureux, l’amitié, le réconfort d’une présence aimée. Résidents et artistes vont travailler ensemble à l’écriture d’une fiction découpée en saynètes, en duos dansés escortés par la chorégraphie naturelle des animaux de compagnie. Le scénario ainsi que les textes seront intégralement écrits par les résidents sous l’impulsion des artistes intervenant lors d’ateliers de pratiques artistiques. Suite à cette réalisation, en 2016, une bande dessinée C’est fantastique sera créée en collaboration avec deux dessinateurs de BD et la chorégraphe Valérie Rivière. Il s’agira de retranscrire le film sous forme de BD, chaque saynète du film correspondra à une ou deux planches de la BD. Les résidents choisiront les scènes qu’ils souhaitent dessiner et prendront des cours de BD avec les dessinateurs. Cette bande-dessinée sera éditée. Au-delà de la mobilisation des capacités mémorielles et créatives des groupes de résidents qui seront directement impliqués dans la phase de création du scénario et de tournage du film, puis un an après dans celle d’élaboration de la bande dessinée, ce projet permettra d’impliquer l’ensemble des résidents qui auront l’opportunité d’apporter leur contribution : réalisation des décors, des costumes ou d’affiches de promotion, proposition d’extraits musicaux pour la bande son du film... Au final, cette oeuvre collective devrait offrir à chaque résident un autre regard sur la personne côtoyée au quotidien et faire de l’EHPAD un véritable lieu de création partagée.

le contexte

Paul les Oiseaux intervient chaque année dans de nombreux projets de médiation à destination des scolaires, d’EHPAD, d’institutions publiques, de centres de formation professionnelle, d’établissements carcéraux, de lieux culturels… et collabore régulièrement avec d’autres artistes de différents champs culturels. Sur les conseils du Conseil Départemental de la Gironde, la compagnie s’est rapprochée de l’EHPAD Fondation Etienne Sabatié pour lui présenter son projet. L’EHPAD a agréé le principe. Le projet a donc ensuite été construit sur une collaboration entre l’équipe encadrante et Valérie Rivière, chorégraphe de la compagnie, Laurence de la Fuente, metteur en scène et auteur pour la compagnie Pension de Famille, Célie Alix et l’équipe du Dessous des Balançoires pour le tournage, la réalisation et le montage du court-métrage. Avec C’est fantastique, Paul les Oiseaux souhaite quitter le champ de la sensibilisation pour entrer de plain pied dans la notion d’oeuvre artistique collective. Pour la réalisation et la médiation autour de ce projet, Paul Les Oiseaux et l’EHPAD souhaitent tisser des partenariats avec les structures locales : la Ville de Libourne, le CCAS et le Cinéma Grand Ecran pour faire de C’est fantastique un vrai projet de territoire..

les actions

Le projet se déroule de février 2015 à avril 2016 et se décompose en plusieurs phases :

  • Mi-Février 2015 à Mi-Mai 2015 : ateliers
  • Mai 2015 : Tournage 2015
  • Juin 2015 : Montage du court métrage
  • à partir de Juillet 2015 : Diffusion du court métrage
  • Novembre 2015 à Janvier 2016 : Ateliers graphiques pour la BD
  • Mars/Avril 2016 : Edition de la bande dessinée Le court-métrage réalisé sera présenté au sein de festivals, dans le cadre de concours, de parcours de formation. Il sera édité en DVD ; ce DVD sera remis à tous les résidents participants, à l’équipe de l’EHPAD, ainsi qu’à tous les partenaires. Les photos prises lors des ateliers de pratique et du tournage feront l’objet d’une exposition dont les modalités restent à déterminer. C’est fantastique, ainsi que les deux premiers volets du triptyque de court-métrages réalisés en EHPAD, seront réunis pour des soirées de projection / débats à mettre en place en 2015, l’objectif étant une diffusion la plus large possible pour sensibiliser à la vieillesse et à la vie en EHPAD. La bande dessinée qui sera réalisée en 2016, sera elle aussi donnée à tous les participants du projet et des actions de promotion seront proposés aux librairies du territoire, ainsi que dans le cadre d’événements du monde du livre.

les objectifs

  • Amener la culture là où elle n’est pas ou trop peu présente.
  • Découvrir des personnes aux vies pleines et riches, se servir de cette matière pour créer avec eux de nouveaux points de vue.
  • Améliorer les capacités motrices, manuelles, mentales et la créativité
  • Développement des capacités créatrices/artistiques du point de vue du jeu et d’un travail chorégraphique adapté à la motricité des participants.
  • Générer du lien social en promouvant les relations intergénérationnelles et en faisant évoluer le regard porté sur la personne âgée, et au-delà sur l’institution.
  • Enrichir la relation soignant-soigné, en permettant aux professionnels d’appréhender la personne âgée sous un angle nouveau, notamment grâce à la triangulation permise par les intervenants culturels, et déclencher par ce biais une réflexion sur leurs propres pratiques professionnelles
  • Créer une dynamique positive des personnels soignants autour de la notion d’animation
  • Valoriser le travail de l’équipe d’animation et renforcer les liens avec les équipes soignantes
  • Favoriser l’intégration de la dimension culturelle au sein des projets de vie
  • Ouvrir l’institution sur la cité
  • Dédramatiser le rapport à l’institution
  • Créer un sentiment d’appartenance à l’institution, tant chez les résidents et leurs familles, que les professionnels

Contact Association Paul Les Oiseaux Référent du projet : Candice Roux, Assistante de production / Chargée de la sensibilisation 05 56 98 09 86/ paul.les.oiseaux@wanadoo.fr

Etablissement médico-social : EHPAD Fondation Etienne Sabatié Référent du projet : Florie Bideplan, Directrice de l’EHPAD 05 57 25 48 97/ florie.bideplan@ch-libourne.fr

DésaCorps ou l’itinérance sensorielle des corps - Pessac

les porteurs du projet

Etablissement médico-social : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées) Maison de Fontaudin à Pessac Partenaire culturel : Cie Théâtre de l’Oeuf

le public cible

Un groupe d’une douzaine de personnes âgées dont une majorité atteinte de la maladie d’Alzheimer.

le projet

Ce projet s’adresse à des personnes âgées présentant des troubles neuro-dégénératifs mais vivant encore à leur domicile et pour laquelle il y a des potentiels toujours mobilisables. Il vise à les accompagner dans une itinérance sensorielle afin de stimuler leur mémoire par la vue, le toucher et l’ouïe. "DésaCorps" consiste à ouvrir un nouvel espace d’expression où le rapport au corps serait magnifié, retrouvé, à travers la sculpture et le théâtre du geste, du mouvement, dans sa représentation corps vécu/corps imaginé par les résidents eux-mêmes. Il s’agit de les confronter à des matériaux jusque là peu connus par eux pour laisser libre cours à leur créativité dans la représentation de ce qu’est leur corps aujourd’hui. La sculpture et le théâtre gestuel permettront à la fois une créativité et un lâcher prise avant de ramener aux limites corporelles. L’objectif est de susciter une autre vision des personnes présentant des troubles cognitifs en les rendant actrices d’un projet. C’est aussi les revaloriser aux yeux d’aidants fatigués de les accompagner, montrer que ces personnes ne se résument pas à leur maladie. La stimulation sensorielle est très importante pour entretenir et maintenir les facultés mnésiques, cognitives, motrices. Le toucher est un vrai signe de lien social. Les perceptions sensorielles, sources d’informations sur le monde, parvenant au cerveau, approvisionnent nos mémoires, les sens par lesquels nous sommes connectés avec lui. Elles sont source de sensations, de plaisir et empreintes de nos émotions. Le toucher rassure, relaxe. Il devient un mode de communication privilégié, car les personnes souffrant de démences sont souvent angoissées et il leur est parfois pénible de communiquer avec les mots. Les médias artistiques appréhendés, la sculpture et le théâtre gestuel visent à se réapproprier les limites corporelles et à apprendre à écouter son corps, à en interpréter les messages. Dans un deuxième temps, ils tenteront de modifier la représentation culturelle de la vieillesse, et plus précisément celle du corps « honteux ». En participant à un tel projet, l’établissement cherche la mise en avant d’une créativité sous-jacente chez chacun mais que les personnes âgées fragilisées ne s’autorisent pas à interroger. Les personnes atteintes de troubles cognitifs sont encore moins en capacité de la mettre en oeuvre. Ces instants fugaces sont des instants d’accomplissement momentanés, mais porteurs la plupart de bien être, d’émotion, d’expression. Ce projet s’inscrit, pour la Maison de Fontaudin, dans une véritable démarche d’animation qui tend à inviter la personne désorientée, qui pourrait avoir tendance à être statique, repliée sur elle-même, au mouvement, à aller vers…, Une démarche qui invite les résidents à écouter leurs désirs, à se laisser surprendre, à s’étonner, à entrer dans une dynamique qui leur permettra de re-mobiliser des capacités motrices, sensorielles et mentales dont l’imagination, la mémoire… et de permettre l’expression de soi voire la communication à autrui. (service culturel de Pessac, mais aussi d’autres structures de Bordeaux Métropole). Ces oeuvres seront également présentées à un public de jeunes dans le cadre de partenariats tissés avec des établissements scolaires.

le contexte

Le Théâtre de l’OEuf est venu à la rencontre de l’EHPAD sur un projet autour de la sculpture et de la danse destiné aux personnes âgées. Au sein de l’EHPAD, à travers de précédents projets, les résidents ont été amenés à expérimenter des modes d’expression inhabituels pour eux. Ces expériences ont inspiré la recherche de nouveaux modes d’expressions et de nouveaux ressentis sensoriels pour ces personnes. C’est ainsi que la rencontre avec Marie Pourroy, directrice artistique de la cie, a permis le développement du projet "DésaCorps". Forts de ce qui les rapprochait, c’est à dire permettre aux personnes âgées de prendre conscience, d’accepter, de reconnaître, de ressentir le corps vieillissant qui reste en capacité de mouvement, venant ainsi le révéler en dehors des souffrances et des maux, la cie et l’EHPAD ont décidé de construire ensemble ce projet. D’un projet qui se voulait au départ destiné à des personnes âgées vivant en établissement, la cie et l’EHPAD ont construit un projet adapté à un public spécifique présentant des troubles de type maladie d’Alzheimer ou apparentées. Les personnes présentant ces pathologies sont essentiellement dans le ressenti et l’émotion. Leur donner de la terre pour modeler en les guidant, leur permet de redécouvrir le plaisir et le goût du toucher. Les immerger dans un parcours sonore alliant sons, musique et voix viendra stimuler les capacités cognitives encore présentes et aidera les personnes à prendre davantage conscience de leur environnement et de leur entourage, lequel sera aussi convié à participer au projet.

les actions

Le projet commencera en début d’année 2015 pour se terminer en juin 2016. Il se déclinera autour de quatre grands axes menés parallèlement dans les ateliers de sculpture et de théâtre gestuel :

  • Phase de sensibilisation et d’approche au moyen de vidéos, ouvrages d’histoire de l’art... Etc.
  • Phase d’expérimentation (présentation des différentes techniques et matériaux adaptés à chaque personnel)
  • Phase de création (fabriquer sa propre sculpture, son double-miroir)
  • Phase d’exposition collective et de performance chorégraphiée ouverte au public.

les objectifs

  • Exprimer corporellement des images, des sentiments, des états.
  • Travailler la notion de contact à la matière, à l’autre.
  • Créer du lien avec des personnes, résidents ou autres
  • Solliciter les fonctions sensorielles, éveiller les sens, les réminiscences, répertoires de souvenirs, connaissances et émotions associées.
  • Reconstituer son trajet de vie, retrouver son identité
  • Valoriser la personne âgée et lui redonner une "consistance" aux yeux de son entourage.

Contact

Référent du projet : Marie Pourroy, Directrice Artistique 06 28 48 20 39 / open.art.innovation@gmail.com Etablissement médico-social : EHPAD Maison de Fontaudin Référent du projet : Marie-Laure Moinot, Directrice 07 77 76 91 83 / direction@fontaudin.fr

Projet d’expérimentation et de création audio-visuelle - Pessac

les porteurs du projet

Etablissement médico-social : Centre occupationnel de jour de l’APAPH 33 de Pessac Partenaire culturel : Association La Baignoire

le public cible

Personnes en situation de handicap.

le projet

Depuis 2010, l’association La Baignoire collabore avec le Centre occupationnel de jour de l’APAJH et souhaite, au vue des bilans positifs des ateliers des années précédentes, poursuivre le partenariat. Dans cette optique, en concertation avec l’équipe du COJ, l’association envisage de remanier le projet afin d’une part de valoriser des temps d’échanges et de co-construction plus soutenus avec les encadrants, ayant besoin d’éléments de compréhension des pathologies et des capacités (motrices ou cognitives) des usagers de l’établissement et d’autre part souhaite s’équiper en matériel technique plus adapté aux pathologies des usagers. L’association La Baignoire compte s’appuyer pour la réalisation de ce projet sur des centres sociaux, notamment celui de Bordeaux Sud, le cinéma Jean Eustache à Pessac et le cinéma le Festival à Bègles, le CREPS, les universités de Bordeaux, les services municipaux, les sociétés de transport en commun, les bibliothèques... Mais ce sont les envies des participants au moment de l’atelier qui détermineront les lieux, les structures et les collectivités qui seront parties prenantes du projet.

le contexte

Ce projet d’expérimentation et de création audio-visuelle existe déjà depuis 6 ans dans ce COJ. Les ateliers de création sont un espace d’expérimentation et d’expression, valorisant le travail d’équipe et les forces de chacun. Chaque participant y expérimente les aspects techniques de la réalisation audiovisuelle mais également exerce son regard, sa sensibilité et son acuité sur son environnement. L’intervenante est en charge de s’adapter et de composer autour des envies du groupe, ainsi qu’autour de celles des encadrants, partie intégrante du dispositif. Elle propose des pistes en fonction de thèmes et de formes choisis et prend en compte les difficultés et besoins de chacun. Durant trois années (depuis 2010), Lucie Bruneteau, réalisatrice intervenante, a travaillé autour du court-métrage de fiction avec des adultes usagers du Centre occupationnel de Jour de l’APAJH 33. Cette collaboration a donné naissance à trois courtsmétrages « Suspecte », « Et rien d’autre n’a d’importance » et « Service Ophtalmo Dérangé », écrits et réalisés par les participants à l’atelier qui s’est déroulé chaque année de janvier à juin. En 2013-2014, l’atelier a pris une toute autre forme. Le COJ déménageant sur Pessac, un film documentaire a été réalisé sur les 13 ans du COJ à Bordeaux, écrit par les usagers et usagères et réalisé par Lucie Bruneteau.

les actions

Le Projet 2015-2016 – sensibilisation et expérimentation

  • Etape 1 – janvier à juin 2015. sensibilisation au cinéma et préparation de l’action.
  • Etape 2 – septembre 2015 – juin 2016 Atelier d’expérimentation audiovisuelle, sur une base de 4 heures par mois.

Le Projet 2016-2017 – réalisation d’un court-métrage

  • Etape 3 – septembre 2016 – juin 2017 Atelier de création audiovisuelle sur une base de 2h par semaine et une semaine complète pendant les vacances de Pâques.

les objectifs

Le COJ est un foyer de vie pour adultes handicapés moteur avec troubles associés. Il accueille des personnes adultes dont le handicap ne permet pas ou plus d’exercer une activité professionnelle, y compris en milieu protégé, mais qui bénéficient cependant d’une autonomie suffisante pour se livrer à des occupations quotidiennes. L’objectif est de créer des rencontres (artistes, techniciens, figurants, monde extérieur...), de stimuler le cognitif, le corps, d’occasionner des sorties hors établissement par exemple les tournages, les temps de projection, etc... la personne peut voir son travail en salle, elle prend la parole, elle est sollicitée pour participer, avec ses mots, ses ressentis, au changement de regard porté sur le handicap, le rapport au public et ses retours sont valorisants. Le projet de création audiovisuelle invite à découvrir le monde des images et des sons, afin de permettre aux personnes en situation de handicap d’aiguiser leur curiosité et d’élargir leur ouverture vers le monde. L’objectif est de transmettre l’envie de prendre la parole – de raconter quelque chose de soi – et de mettre en forme son regard le plus librement possible.

Contact

APAJH 33 COJ à Pessac Référent du projet : J Ph. Queille, Directeur du Centre 05 56 07 42 30 : jp.queille@apajh33.asso.fr Association La Baignoire Référente du projet : Lucie Bruneteau, réalisatrice intervenante 06 03 15 48 92 / lucie.bee@no-log.org

Côte à côte et face à face - Saint Médard en Jalles

les porteurs du projet

Etablissement médico-social : Foyer Marc Boeuf (APAJH - Foyer de vie pour adultes handicapés) Saint-Médard-en-Jalles Partenaire culturel : Les Ateliers à Ciel Ouvert

le public cible

Personnes en situation de handicap mental et psychique. (60 à 70 personnes au total, réparties sur les différents ateliers, dont 8 personnes atteintes de pathologie de type Alzheimer).

le projet

Il s’agit d’un projet à dimension intergénérationnelle et transdisciplinaire (éducation aux images et aux sons, ateliers de pratique plastiques, ateliers d’écriture de scénario, de pratique théâtrale, pratique de la réalisation, multimédia). Le souhait à participer à un tel projet correspond à un besoin repéré et est devenu aux yeux de tous un besoin et une évidence. Ainsi, dès son démarrage, des ateliers réunissant les usagers et les équipes des différentes structures seront mis en place avec des temps de regroupement commun. Le projet est porté par toutes et tous, encadrants, participants et intervenants. Les ateliers sont proposés aux usagers et aux accompagnants ainsi qu’à des personnes extérieures aux structures (voisinage, commerçants, comédiens bénévoles). Le but est que tous en retirent une satisfaction personnelle, chacun à différents niveaux, afin de : découvrir l’univers de la réalisation cinématographique au travers de ses différentes disciplines, s’investir dans un projet à dimension intergénérationnelle, permettre de créer une mixité entre le milieu ordinaire et le milieu spécialisé afin de tisser du lien social tout en déconstruisant ensemble certaines représentations, éveiller la curiosité, susciter le désir de faire, valoriser les compétences et sensibilités de chacun en les mettant au service d’un projet collectif, développer ses capacités d’écoute et d’observation, se responsabiliser dans un travail de création collective, investir son environnement comme lieu de création, permettre une ouverture sur l’extérieur et une meilleure accessibilité à la culture, mettre en mots, en images et en sons une histoire. Le projet, qui est un projet commun, devra s’intégrer dans le fonctionnement des ateliers et activités quotidiennes de chaque structure concernée. De plus il participera à créer des temps communs de rencontres et de création entre les différents usagers de chaque structure dans leurs locaux et à l’extérieur (cinéma, médiathèque, Le Carré des Jalles).

le contexte

L’association Les Ateliers à Ciel Ouvert est une association composée d’artistes vidéastes et plasticiens proposant des projets de créations artistiques auprès de publics isolés du milieu culturel. En mars 2014, l’association a créé un court-métage "Au fil du temps" avec la MAS Yves Buffet de Saint-Médard-en-Jalles, (Maison d’accueil spécialisée – Charles Perrens), en partenariat avec le Printemps des Poètes et le pôle culturel de Charles Perrens. A cette occasion, des liens se sont créés avec le Foyer Marc Boeuf lors de la mise à disposition de matériel. L’équipe du Foyer avait le désir d’entreprendre un travail de mise en lien des usagers du Foyer et des lycéens. Ainsi l’idée est née de travailler sur un projet audiovisuel commun sur les représentations sociales intégrant les différentes structures du quartier du Preuilha à Saint-Médard-en-Jalles : l’Ehpad Simone de Beauvoir, la MAS Yves Buffet, le Lycée professionnel Jehan Dupérier.

les actions

  • Du 5 janvier au 13 février 2015 : 10 séances de 2h. (2x2 h. dans chaque institution) > Présentation du projet et ateliers d’expression, / 5 séances de 2h > ateliers d’expression théâtrale par le biais de la pratique du clown accompagnés par un metteur en scène.
  • Entre le 2 mars et le 5 mars : 1ère rencontre de tous les participants au projet, visite du Ciné-Jalles et restitution des productions issus des ateliers, goûter-café au Carré des Jalles, échange/discussion, projection d’un court métrage.
  • Du 9 mars au 3 avril : 10x 2h. (4h par institutions, 8h au lycée car groupe de 24 élèves) > atelier d’écriture, recherche autour de l’écriture d’un scénario (2 séances de 2h).
  • Du 6 avril au 3 juillet : Groupe d’écriture inter-institutions pour la création d’un scénario (histoire-lieu-personnages-intrigue-dénouement)
  • Du 29 juin au 3 juillet : 1 séance de 3h > atelier repérage, choix des lieux de tournage, préparation logistique, accessibilité...
  • Fin juillet 2015 : Rencontre avec tous les participants du projet, échange autour d’un goûter.
  • A répartir de janvier 2015 à Juin 2016 : Atelier communication autour du projet des lycéens filière ASP et Audiovisuel, création d’un outil web (blog) collectant matière vidéo, photos, sons, écrits... atelier documentaire, ateliers portraits photographiques et témoignages.
  • Mois de septembre : Atelier story-board, relecture collective du scénario, scénario transposé en dessins, restitution du découpage technique sur le lieu de tournage, sensibilisation aux outils audiovisuels et aux notions de cinéma, audio-visuel et prise de son.
  • A partir du 11 septembre jusqu’à début avril : Ateliers création de décors, accessoires et costumes.
  • Du 28 mars au 1 avril : Atelier jeu d’acteur et expression corporelle, travail autour du corps, de la voix, incarner un personnage, accompagnés par un metteur en scène.
  • Du 4 au 22 avril 2016 : Tournage 7 journées de 6h > installation des décors, préparation du tournage, prises de vues photos et vidéos making-off, prise de vues tournage, mise en scène et jeu d’acteur.
  • Du 9 mai au 13 mai : dérushage (2x3h) >Sélection des scènes qui apparaîtront dans le film.
  • Du 16 au 27 mai : Pré-montage (2x4h) > accompagnement des lycéens sur le pré-montage du film
  • Du 30 mai au 3 juin : Montage (monteur Les ateliers à ciel ouvert),
  • Semaine du 6 juin : étalonnage, travail et harmonisation de la lumière et des couleurs du film (prestataire extérieur), mixage sonore du film (prestataire extérieur)
  • Fin juin 2016 : diffusion du film au cinéma Ciné-Jalles ou Carré des Jalles dans le cadre de l’événement "Aux Arts" à Saint-Médard-en-Jalles en 2016.

les objectifs

L’objectif du projet est de créer un événement autour de la projection du film qui sera réalisé, au cinéma Ciné-Jalles et au Carré des Jalles dans le cadre de l’évènement "Aux Arts 2016", dans l’intention de déconstruire auprès du grand public ses propres représentations, d’intégrer les participants au projet au sein du milieu culturel de la ville de Saint-Médard-en-Jalles, de créer des partenariats avec le service culture de la mairie de Saint-Médard-en-Jalles, de la Médiathèque, des commerçants... L’objectif est aussi de créer un événement plus spécifique autour de l’expérience de création du film en lien avec les problématiques de ces personnes en situation de handicap, et plus largement autour des représentations sociales face aux questions de la vieillesse, du handicap, de la différence. Cet événement pourrait être coordonné par le service culturel de Saint- Médard-en-Jalles, en partenariat avec le Carré des Jalles et la médiathèque (organisation de rencontres, de projections, de conférences). Ce projet a pour ambition de placer les usagers, les lycéens et les équipes professionnelles au coeur du processus de construction et de réalisation. Il vise à donner à chacun une place valorisant l’expression de sa sensibilité et permettant à chacun d’être acteur de la vie culturelle et sociale de son territoire.

Contact Association Les Ateliers à Ciel Ouvert Référent du projet : Benoît Lagarrigue et Joana Jaurégui, intervenants artistiques / 06 29 99 85 59 / 06 71 37 72 90 lesateliersacielouvert@gmail.com

Foyer Marc Boeuf Référent du projet : Catherine Réglat, chef de service 05 56 95 90 70 / c.reglat@apajh33.asso.fr

Ecran Total - Carbon-Blanc

les porteurs du projet Établissement médico-social : Centre Peyrelongue à Carbon Blanc Partenaire culturel : La Luciole dans le bocal à Saint Savin

le public cible

Jeunes adultes en situation de handicap visuel et mental

le projet

Ce projet a pour intention la production et la diffusion d’un court-métrage de cinéma d’animation issu d’une série d’ateliers de création collective entre un groupe de jeunes, en situation de handicap visuel et autres handicaps apparentés, et des artistes associés (une réalisatrice ainsi que des intervenants musicaux, plasticiens et vidéastes). Le film d’animation permet de laisser libre cours à son imaginaire, de retrouver son âme d’enfant. A côté de cet aspect ludique, cette technique nécessite aussi de développer des qualités de patience, d’attention et de concentration. Le projet va demander aux participants de se responsabiliser, de développer leur autonomie, et d’apprendre à mettre en commun leurs compétences. Le processus d’animation choisi (maquette et pixelisation) permettra de réaliser avec peu de moyens des images animées de qualité professionnelle, en mettant l’accent sur la créativité plutôt que sur la technicité. Le projet fera appel aux compétences des participants aux ateliers bois et vannerie pour la constitution des maquettes. Lors d’ateliers de pratique d’animation audiovisuelle, les participants vont construire ensemble un univers original à travers décors, costumes, scénario, personnages. Le film d’animation se créera progressivement et les usagers pourront suivre l’évolution de leur film pas à pas jusqu’au montage. Une des ambitions de ce projet réside dans la nature même de l’investissement à long terme demandé à des personnes en situation de handicap : réaliser un film d’animation sur deux années d’ateliers de création collective. Cette temporalité constitue l’opportunité pour tous de parvenir à un court-métrage d’une durée et d’une qualité optimale (l’animation demandant un temps long de réalisation), ceci dans le but d’une diffusion dans des réseaux professionnels et spécialisés. Le projet fera intervenir différents artistes, tous girondins : La Baignoire, collectif de plasticiens-graphistes et les musiciens Sébastien Capazza et Roland Bourbon de la compagnie Fracas. En parallèle à la création de ce film d’animation, les participants tourneront le making-off du film et animeront un blog, petit carnet de bord sur le projet. A la fin du projet, un DVD rassemblant le film d’animation et le making-off, avec un livret de présentation du projet, sera édité. Ce projet sera réalisé en partenariat avec des acteurs locaux : établissements scolaires, centres médico-sociaux, centres de loisirs..., cinémas, équipements culturels : le Rocher de Palmer, le Pôle Culturel Ev@sion d’Ambarès.

les actions

Le projet se déploie sur deux années. Des rencontres hebdomadaires réuniront le public investi (groupe entre 8 et 12 personnes de jeunes adultes en situation de handicap visuel et mental), l’artiste-intervenante, et ponctuellement des artistes associés au projet. Les participants élaboreront avec les artistes chaque étape de réalisation du film : écriture du scénario et des dialogues, découpage en storyboard, écriture du synopsis, création de maquettes, décors et costumes, constitution des équipes de tournages, organisation du plan de tournage, tournage des scènes, enregistrement des bruitages et des voix off, création de la bande son, post-production (montage, mixage et étallonage). Ils travailleront également aux outils de communication sur le projet : création des jacquettes DVD, des affiches, de la présentation globale du projet. A travers des rencontres et ateliers avec des artistes et professionnels, les personnes se familiariseront avec les différentes techniques qu’ils seront amenés à utiliser (captation d’images, captation audio, outils de prise de vue) avec l’univers du film d’animation (projections de film d’animation, échanges sur le cinéma...). Ils découvriront des lieux culturels (visite du Rocher de Palmer...), rencontreront des musiciens.... Tout au long du projet, ils alimenteront le blog par des photos et témoignages et tourneront le making-off du film avec interviews des participants et partenaires du projet Au final, ils verront leur travail présenté publiquement au Pôle culturel Ev@sion à Ambarès et/ou au Rocher de Palmer de Cenon, ainsi qu’au Cinéma Le Festival à Bègles lors du festival Les Nuits Magiques.

les objectifs

  • Favoriser la rencontre et la mixité des publics (jeunes adultes en situation de handicap,artistes d’horizons variés, publics des lieux de résidence et des cinémas)
  • Accompagner artistiquement l’expression personnelle et la création collective, ouvrir le champ d’expérimentation par la pluridisciplinarité : approche du cinéma mêlée aux arts plastiques contemporains (à travers la création de personnages, costumes, décors...) ainsi qu’à la danse et à l’expression corporelle et vocale, au son, à l’improvisation et à l’écriture.
  • Etablir au sein du Centre Peyrelongue une mise en réseau des différents ateliers d’expression pour une participation active de l’ensemble de la structure à ce projet de court-métrage (travailler avec l’ateliers vannerie et l’atelier bois, avec les projets Music Adapt’ pour la bande-son, ...)
  • Valoriser l’expression de cette expérience commune par la réalisation d’un making-off (documentaire sur les coulisses du projet)
  • Engager des réflexions sur l’enjeu de l’image, sur sa portée, sur les coulisses de sa fabrication, et son poids actuel dans nos sociétés.
  • Questionner la place du handicap dans le monde actuel, réfléchir aux notions d’entraide, d’accessibilité et de valorisation des démarches artistiques.
  • S’engager sur du long-terme dans une démarche de création originale et prendre plaisir à la réalisation d’une oeuvre, développer son potentiel créateur.
  • Favoriser l’inspiration par des mises en conditions préalables et une joyeuse ambiance de travail (apports de cadres ludiques artistiques, d’espaces de libre expression "surréalistes")
  • Ouvrir et susciter les questionnements, les idées, les rencontres, partager des moments de convivialité autour du projet, pour les publics mais également les structures engagées.
  • Faire découvrir aux participants la création artistique professionnelle via les différents lieux d’accueil des ateliers (Le Rocher de Palmer, cinéma Le festival) et les artistes associés au projet.
  • Développer l’attention, respecter l’écoute d’autrui et de soi.
  • Mettre en lumière les enjeux de la création collective ; comprendre et apprécier la notion de partage d’idées et de langage universel.
  • Favoriser la créativité de chacun, le plaisir de faire, d’apprendre et d’expérimenter.

Contact

La Luciole (dans le bocal) à Saint Savin Référent du projet : Elise Mériau, intervenante réalisatrice 06 77 60 10 92 / elise.meriau@gmail.com Etablissement médico-social : Centre Peyrelongue à Carbon Blanc Référent du projet : Christine Clémençon, enseignante spécialisée 06 65 01 78 00 / c.clemencon@irsa.fr

Slam’me va - Cenon

les porteurs du projet

Partenaire culturel : Association So Jaime à Cadaujac Etablissement médico-social : EHPAD Le Bois du Loret à Cenon Etablissement scolaire : Lycée La Morlette à Cenon Intervenant artistique : Edward Sainte-Luce, intervenant slam de l’Association So J’aime

le public cible

Une dizaine de personnes âgées résidant à l’EHPAD dont certaines atteintes de pathologie de type Alzheimer et des élèves du lycée La Morlette, section SPVL (Service Proximité et Vie locale).

le projet

Ce projet s’articule autour de trois idées fortes : la rencontre entre deux publics d’âges différents, la découverte du slam avec l’intervention de l’Association So J’aime et la réalisation d’une production artistique (textes avec accompagnement musical ou non). L’aspect innovant du projet repose sur la proposition de faire découvrir la technique du Slam à un public âgé. Il s’agit de permettre aux personnes âgées de s’ouvrir davantage sur l’extérieur, par des sorties mais aussi par des échanges avec un public jeune. Ce projet est donc avant tout une histoire humaine, la rencontre entre deux générations qui vont apprendre à faire connaissance, évoluer et s’exprimer ensemble. Ils vont devoir s’écouter, se faire confiance, s’accepter, s’entraider afin de mener à bien le projet et laisser leur représentation de l’autre, de côté. Pour les jeunes, ce projet permettra de se construire grâce aux anciens à qui l’on a redonné la parole et leur rôle de citoyen, leur identité historique et sociale. Les jeunes retrouveront avec eux les notions de respect et de tolérance quelquefois oubliées. Les échanges autour des expressions anciennes et nouvelles, de mots oubliés permettront une vraie relation où chacun se sentira reconnu et valorisé.Sur le territoire, le projet s’appuie sur la radio locale associative 02 Radio (enregistrement et émission), sur la scène culturelle Le Rocher de Palmer, sur la Médiathèque de Cenon et sur le service de communication de la Ville de Cenon.

le contexte

L’EHPAD est intégré dans un environnement où il existe une vie sociale, avec des complémentarités d’activités diverses, basées notamment sur la vie associative, où déjà une Radio associative s’est installée dans la Chartreuse du Loret. Depuis l’ouverture de la résidence différentes animations liées aux mots, aux jeux, aux activités manuelles, au corps et à la musique sont proposées quotidiennement aux résidents. Pour cela, l’établissement accueille des intervenants extérieurs (musiciens, chanteurs, conteurs, troupes théâtrales). L’EHPAD a déjà mené un projet avec des lycéens dans le cadre de Temps Mêlés en 2010. De leur côté, depuis 4 ans, les équipes pédagogiques des sections SPVL du lycée La Morlette mettent régulièrement en place des ateliers d’animation partagés avec des personnes âgées de l’EHPAD Le Bois du Loret. Ces échanges inter-générationels ayant déjà prouvé leurs effets bénéfiques sur l’humeur, l’état moral et psychologique des résidents, il était naturel de poursuivre ce partenariat déjà tissé avec un nouveau projet. La musique est accessible à tout type de public même à la personne la plus démunie sur le plan cognitif chez qui la musique va éveiller une sensibilité et une émotion particulières. La personne communique alors autrement que verbalement et évolue dans un mieux-être relatif et une estime de soi. La musique, les chansons sont parfois intactes chez les personnes âgées qui malgré leurs troubles mnésiques peuvent en restituer les paroles par automatisme. L’association So Jaime s’adresse depuis de nombreuses années à un public de jeunes. Elle propose des ateliers d’écriture et radio dans les établissements scolaires et travaille depuis 4 ans avec le lycée La Morlette, notamment avec les sections de service d’aide à la personne et de service de proximité et vie locale. Aussi, il semblait évident que l’association mette à disposition son intervenant Slam et radio pour le projet Slam me va avec l’EHPAD Le Bois du Loret. La motivation de l’équipe pluridisciplinaire à ce projet est d’autant plus accrue par le fait que le Slam est une technique assez méconnue de tous, et pourtant accessible à de nombreuses personnes, notamment à la personne âgée dépendante. Il était donc naturel de faire du slam un vecteur de partage entre générations.

les actions

Des rencontres hebdomadaires vont être programmées entre les personnes âgées de l’EHPAD et 12 élèves du lycée en section SPVL (Service Proximité et Vie locale). Des binômes seront créés (un lycéen et un résident ou deux, suivant le degré de dépendance de la personne, son humeur, ses affinités…) pour un travail d’écriture portant sur des thèmes passé-présent-futur. Tout ce travail d’écriture sera accompagné et encadré par deux professeurs du lycée, l’animateur de l’EHPAD et Edward Sainte-Luce intervenant slam de l’Association So Jaime. Les textes écrits seront restitués en musique sous forme de slam ou autres styles musicaux. Le projet débutera à l’automne 2014. Les rencontres se dérouleront respectivement à l’EHPAD le Bois du Loret et au lycée la Morlette. Afin de ritualiser l’action et de fixer des repères temporels (si nécessaires pour le public âgé), les rencontres seront programmées toutes les semaines le même jour à la même heure. Ce projet donnera la possibilité aux personnes de découvrir l’univers d’un studio de radio locale. L’ensemble de la production sera enregistré dans un studio d’O2 Radio à Cenon. La création d’un CD, la diffusion et restitution de textes, sera très valorisante pour un public souvent en manque de reconnaissance. Les participants au projet présenteront leur travail au moment du Printemps des poètes organisé par la médiathèque de Cenon en mars 2015. Un spectacle sera présenté autour de cette production à l’EHPAD et au Rocher de Palmer à Cenon (lors du thé de l’amitié) et dans d’autres établissements limitrophes à Cenon ou dans Bordeaux Métropole.

les objectifs

  • Permettre la rencontre entre deux générations.
  • Par l’évocation de récits, anecdotes, s’intéresser et s’ouvrir à l’autre
  • Donner un avis sur un thème, échanger des points de vue
  • Ecrire un texte ou des mots en favorisant l’entraide
  • Développer l’imagination et la créativité chez la personne âgée
  • Valoriser la personne dans son rôle de transmission
  • Découvrir l’univers artistique du Slam
  • Choisir une musique, un rythme, un son en rapport avec le texte
  • Ouvrir son champ culturel grâce à l’Association So j’aime
  • Rapprocher des pratiques professionnelles du champ médico-social avec le champ culturel
  • Créer un réseau de coopération entre les institutions locales (la mairie de Cenon, la médiathèque, les établissements scolaires)

Contact

Association So Jaime / Cadaujac - Partenaire culturel Référent du projet : Edouard Sainte-Luce, responsable de communication 06 24 31 22 01 : cooltemporadio@sfr.fr Etablissement médico-social : EHPAD Le Bois du Loret à Cenon Référente du projet : Michel Daney, animateur social en gérontologie 06 07 01 84 96/ animation-leboisduloret@foyersdesaines.fr

Palabres en mouvement - Eysines/Bruges

les porteurs du projet

Etablissements médico-sociaux : EHPAD Le Vigean à Eysines et EHPAD Sainte-Germaine à Bruges Partenaire artistique : Association S(h)arira de Blanquefort

le public cible

Les résidents des EHPAD dont une majorité de personnes atteintes de pathologie de type Alzheimer.

le projet

Le projet s’articule autour du thème de l’Afrique et propose différentes activités telles que l’écriture, la musique, la danse, la cuisine, les arts plastiques et des sorties culturelles. Il réunit deux EHPAD qui ont construit ensemble ce projet pour leurs résidents avec la collaboration artistique de l’association S(h)arira. Différentes activités seront proposées parmi lesquelles les résidents pourront choisir en fonction de leurs envies, de leurs pratiques et de leurs capacités. Ces activités permettront aux personnes de découvrir d’autres cultures et traditions. Les résidents pourront exprimer leur vécu et s’en servir pour construire une forme artistique en lien avec le thème. Ils pourront acquérir des savoirs-faire et développer leur créativité en étant acteur du projet malgré leur dépendance. Le dialogue corporel étant parfois le seul outil pour entrer en communication avec les personnes qui n’ont plus accès au langage, certaines activités auront pour objectif une réappropriation du corps pour reprendre confiance en soi et aller plus facilement vers les autres. "Palabres en mouvement" doit valoriser les résidents en leur donnant la parole, favoriser les échanges et les liens entre les résidents des deux EHPAD et amener une ouverture vers l’extérieur. Il s’agit d’améliorer ainsi la participation des personnes à la vie sociale en établissement, et plus largement, à la vie culturelle.

le contexte

L’association S(h)ARIRA promeut et développe l’approche psycho corporelle de la personne. Elle anime des ateliers de danse, musique et autres approches corporelles comme la sophrologie. Elle s’appuie sur les valeurs, les codes de différentes cultures et sur l’écoute des besoins et souhaits des participants pour adapter sa pratique et leur permettre d’exprimer leurs maux, leurs histoires, leurs envies. Cette association est en lien avec l’association Les Ondes du Féminin qui met en place des créations où publics spécifiques (personnes cancéreuses, atteintes de sclérose en plaque, en difficultés sociales…) côtoient artistes amateurs et professionnels. Cette démarche de projet s’inscrit dans la logique des actions de l’association pour qui la personne quel que soit son état physique et/ou mental soit une personne à part entière ayant le besoin d’exprimer qui elle est. En invitant les résidents à créer avec elle un projet, l’association entend créer des ponts transgénérationnels, des ponts entre cultures différentes mais aussi des ponts entre les dynamiques cognitives, corporelles et de coeur pour permettre au lien à soi, aux autres et au sociétal de perdurer. Pour les personnes en EHPAD, l’accès à la culture et à l’art est indispensable pour maintenir leur curiosité, leur créativité, pour créer du lien avec des personnes extérieures et pour exercer leur citoyenneté. La musique et la danse appartiennent toujours à leur quotidien et sont des vecteurs de communication et d’échanges. Les personnels des établissements font le constat du bénéfice des différentes activités proposées qui sont un moyen de maintenir l’autonomie des résidents. Elles leur permettent de reprendre confiance en eux et d’aller plus facilement vers les autres. Les résidents sont donc très logiquement en demande d’activités qui les sortent de leur quotidien ; ils sont prêts à s’investir dans de nouveaux projets et ont « soif d’apprendre ». Les deux EHPAD appartenant à la même association, elles ont l’habitude de mutualiser leurs compétences et les résidents des deux établissements ont eux-mêmes l’habitude de se retrouver sur des activités notamment lors d’une première expérience dans le cadre d’un projet "Temps Mêlés". De plus, parmi les résidents de ces EHPAD, beaucoup ont des souvenirs liés à l’Afrique du nord ou à l’Afrique noire et parmi le personnel, certains originaires d’Afrique pourraient s’investir dans des ateliers.

les actions

  • Découverte de la culture africaine par le biais de sorties culturelles (films, expositions...), de conférences, de contes et d’ateliers de danse.
  • Construction d’une histoire par le biais d’ateliers d’écriture en lien avec les souvenirs des résidents et premiers ateliers découverte de danse et peinture.
  • Construction et création : divers ateliers créatifs (danse et musique, fabrication d’instruments, cuisine)
  • La Restitution finale sera l’occasion de metter en valeur l’implication des résidents. Les différents ateliers pourront être filmés, montés en vidéo et diffusés aux résidents et à leurs familles dans les deux établissements. Les résidents pourront, si ils le souhaitent, proposer une représentation dansée et chantée en direct. Un « Book » de photos du projet, accompagné de l’histoire écrite par les résidents, leur permettra également de garder un support pour mémoire. La vidéo réalisée sera proposée à la diffusion dans d’autres EHPAD environnants, par le biais de l’association ADAGE et aux Médiathèques d’Eysines et de Blanquefort. L’exposition des photos qui sera installée dans les 2 EHPAD pourrait ensuite être accueillie dans les médiathèques d’Eysines et de Blanquefort et dans d’autres EHPAD.

les objectifs

Objectifs principaux

  • Accompagner psychologiquement par une médiation psycho-corporelle des groupes ayant des problématiques diverses.
  • Inviter chaque individu à transcender ses difficultés au travers d’outils d’expression corporelle et/ou verbale grâce à l’appui du groupe et l’utilisation de l’art et la culture comme médiateurs.
  • Favoriser un réaménagement narcissique du Moi (estime, image du corps, symbolisation, sublimation…), le lien social et la coopération, la création de soi et du groupe au travers de l’art et d’expérimenter présentation et représentation de soi.

Objectifs opérationnels

  • Découvrir ou redécouvrir une autre culture
  • S’exprimer par le biais de différents ateliers
  • Développer son appartenance à un groupe et créer des échanges avec les autres
  • favoriser sa créativité par l’apprentissage de nouvelles techniques
  • participer à divers ateliers visant à maintenir son autonomie
  • Prendre confiance en soi et améliorer son image et celle que l’on renvoie aux autres
  • accéder à la détente du corps et de l’esprit
  • communiquer par le biais de jeux corporels

Contact

Roxane Mares, Psychologue/Danseuse 06 59 12 25 74 / roxane.mares@gmail.com Etablissement médico-social : EHPAD "Le Vigean" à Eysines Animatrice sociale : Nathalie Robin, 06 64 69 88 21 / animation-levigean@foyersdesaines.fr

Etablissement médico-social : EHPAD "Sainte-Germaine" à Bruges Animatrice socio-culturelle : Gaëlle Cahez, 06 83 10 10 39 / cahezgaelle@yahoo.fr

Atelier "Expressions Musicales Ouvertes"- Pessac/Bordeaux

les porteurs du projet

Partenaire culturel : IREM (Institut Régional d’Expressions Musicales) Etablissement médico social : APAJH (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés) 33 à Pessac

le public cible

Un groupe de 8 à 10 personnes souffrant d’un handicap moteur avec ou sans troubles associés.

le projet

Proposé sous forme d’atelier collectif, le projet vise l’accès à la musique et/ou ses différentes expressions pour celles et ceux que les méthodes traditionnelles d’apprentissage rebutent ou excluent. L’atelier se présente comme un espace d’expression, d’invention, d’expérimentation et de créativité musicales ouvert à des personnes volontaires mais n’ayant pas le rapport naturel et spontané aux méthodes traditionnelles d’apprentissage. Il s’agit d’ouvrir, de proposer, d’offrir des libres potentialités de manière à épouser les attentes et propositions qui surgiraient en situation. Il ne s’agit pas d’une démarche d’enseignement de notions ou de connaissances mais de leur transmission par la mise en situation, la découverte et l’expérience. La transmission de ces notions par l’expérience et la mise en situation seront autant de possibilités d’appropriations pouvant déboucher sur une concrétisation matérielle. Cette concrétisation matérielle se définira en fonction de l’avancée dans l’expression déjà atteinte, selon la potentialité issue des initiatives des intervenants et des usagers et avec les moyens mis à disposition par I’IREM. Les 4 éléments essentiels de formation prévus par le projet pédagogique sont :

  • Les séances d’écritures collectives musicales et littéraires
  • L’adaptation de ces contenus à une forme d’expressions jouées et chantées
  • Une formation à l’instrument : initiation, apprentissage
  • Jeux collectifs à visées de prestations scéniques. Les objectifs opérationnels identifiés sont
  • A mi-parcours : réalisation d’un morceau
  • En fin d’année : prestation scénique. Quelques soient les individualités, les identités et les savoirs seront accueillis de manière individuelle et le cas échéant soutenus par une pédagogie complémentaire adaptée et en direction d’une valorisation commune optimale. Pour autant la volonté affichée du projet consacre au collectif la plus grosse part. Partant du fait que la musique est en très forte majorité l’affaire de plusieurs acteurs ensemble pris dans une même intention, les créativités individuelles seront identifiées, reconnues voire mises en exergue au sein d’un groupe en vue d’une prestation collective.

le contexte

L’IREM se place un médiateur entre les citoyens et les milieux culturels et artistiques par la mise en place de moyens d’accompagnement, de création et d’intervention destinés aux populations. Sa volonté est de favoriser autant la diversité des formes d’expression culturelle autour de la musique que les formes de participation à la vie culturelle. Ses interventions se déclinent sous forme d’activités d’animation pédagogique, d’atelier d’initiation, d’ateliers de création, d’activités d’accompagnement et de suivi, de formation, de promotion de l’offre culturelle par sa diffusion sous forme d’événements ou d’oeuvres. De son côté, l’APAJH agit dans le sens d’objectifs clairement établis :

  • la réponse aux démarches de ses usagers,
  • leur intégration sociale,
  • l’autonomie des personnes. Ce sont les usagers de l’APAJH eux-mêmes qui ont émis le projet de la découverte d’une structure dévolue à l’expression musicale et à son enseignement. Dans ce cadre, une première rencontre a eu lieu entre L’APAJH et I’IREM. Elle a permis à plusieurs usagers de visiter l’école avec écoute et sensibilisation musicales. Cette rencontre de I’IREM a permis d’étayer le projet qui s’est construit sur une réflexion commune déjà engagée par l’APAJH et I’IREM. L’appel d’offre du Conseil départemental a fait parfaitement écho et dans le temps et dans la forme au finalisé par I’IREM. Pour sa réalisation, ce projet s’appuiera sur les ressources du territoire (musiciens, groupes, collectivités, lieux de musique..., réseaux musique).

les actions

De janvier 2015 à décembre 2016, le projet implique 8 à 10 apprenants et 4 intervenants qui encadrent à tour de rôle les ateliers. Un travail de recherche en petits groupes sera effectué au sein desquels le soutien d’un travail individuel est garanti et préservé. Les 8 à 10 apprenants constituent 2 groupes (définitifs pour l’année) de 4 à 5 personnes. Ils participent successivement par groupes aux 2 séquences menées à la suite l’une de l’autre par 2 intervenants différents : "expression parlée et chantée" et "pratique instrumentale". Les oeuvres produites dans le cadre de ce projet feront l’objet de diffusion lors de soirées, de concerts et à l’occasion de manifestations musicales (festivals...).

Contact

IREM (Institut Régional d’Expressions Musicales) Référent du projet : André Royer, Chef de projet 06 70 06 50 93 - ddroyer@wanadoo.fr APAJH 33 COJ à Pessac Référent du projet : J Ph. Queille, Directeur du Centre 05 56 07 42 30 : jp.queille@apajh33.asso.fr

Stage "danse et langage des signes"

Animé par Santiago Congote danseur, chorégraphe international diplômé universitaire de la pratique approfondie de la LSF. Ce stage a lieu dans le cadre du festival d’Ici Danse ! à Saint Germain du Puch.

Samedi 26 septembre 2015 Dojo de Saint Germain du Puch, 14h00-16h00

Contact : Association Entre-Deux-Arts entredeuxarts@yahoo.fr / laurianechammings@yahoo.fr Lauriane CHAMMING’S 06 83 11 82 39 Florence LOULIER 06 18 38 21 71

le site internet du festival

les informations et astuces du GIAA

ÉDITO

Vie de l’association
La boîte aux échanges Repas
Cap associations 3
Info bibliothèque : section « à propos de ce livre numérique » d’un livre _ audio-enregistré.
Une étoile est née,
Livres à découvrir
Le GIAA vu par une stagiaire
Calendrier

INFOS

MDPH horaires modifiés
Infos faf
Innovations techniques
Point sur la téléphonie mobile adaptée

Blitab : voici la première tablette tactile destinée au braille

En savoir plus

ranslateka : Dictionnaires en ligne Guide pour bien accueillir les personnes handicapées Vocale presse

Neurologie : quand le cerveau entend ce qu’il devrait voir

ÉDITO

Des vacances bien méritées nous ont permis de reprendre des forces dont nous allons avoir besoin en attendant le mois d’août prochain.

Cette période qui nous sort de notre cadre habituel social, relationnel, qui nous confronte à des situations moins routinières, demande des adaptations et des efforts, source d’enrichissement mais suscite aussi bien des interrogations.

Privés de la vue, dans le vrai monde du réel, l’absence d’images nous met-il un peu à l’écart de cette société boulimique de visuel ? Que sont en effet les images sans l’interprétation, le décryptage, on doit orienter l’imaginaire par le texte, pour qu’il s’exerce sans s’égarer ; c’est une réflexion qui si elle nous est d’une grande utilité l’est aussi à tous. La mixité non voyants /clairvoyants est toujours positive, celui qui voit apporte son interprétation du visuel par le filtre de son expérience, le non voyant, sa réflexion et les remarques incisives qui obligent à développer, préciser et approfondir les explications. Le descriptif d’une image, réelle ou virtuelle, ouvre des perspectives culturelles intéressantes car il met en pratique un vocabulaire précis et varié, que la seule vue ne développe pas. Le texte et la parole permettent d’ancrer dans l’esprit des notions qui seraient plus volatiles par la vue seule.

La profusion d’images dans notre société, phénomène qui va en s’amplifiant, nous oblige à développer des stratégies qui ne nous mettent pas trop à l’écart de la société. Nous avons pratiquement le devoir de former à la parole ceux qui se contenteraient volontiers de l’image seule ; la culture est essentielle dans ce domaine, celle des autres mais aussi la nôtre. Il faut mettre des mots sur des concepts et pour ce faire ne pas hésiter à poser les questions qui permettent le « regard » le plus objectif possible.

Ne pas se laisser exclure est un droit quand bien même l’effort nous est encore une fois demandé ; certains me disent ne pas vouloir gêner par des demandes trop fréquentes ; n’hésitez plus ! Vous aussi avez « droit à l’image ».

En attendant la prochaine TABLETTE, lisez attentivement ces quelques pages, elles n’ont pour but que de vous renseigner au mieux et n’oubliez pas que nous sommes toujours à votre disposition pour toute démarche ou problème qui vous semblerait insoluble.

Bonne rentrée à tous.

Béatrix Alessandrini.

VIE DE L’ASSOCIATION Rédaction Béatrix Alessandrini

La boîte aux échanges Le propre d’une association, c’est l’entraide. Un problème récurrent se présente à nous. Les audio-lecteurs qui ont acheté, il y a quelques années un lecteur VICTOR, sont désemparés lorsque celui-ci, à bout de souffle, rend l’âme. Les personnes bien souvent n’ont pas les moyens de racheter cet appareil (350 €), notre politique est donc de prêter des appareils anciens qui nous ont été remis pour diverses raisons : non usage et pourquoi ne pas le dire…. décès de la personne. Même si le Victor n’est plus en état de fonctionnement, il nous est quand même utile, car notre technicien peut le réparer ou récupérer des pièces utiles. Certaines personnes âgées, isolées, n’ont pour seul loisir que la lecture de nos livres, nous n’avons plus les outils nécessaires pour faire face à leur demandes de remplacement d’appareils, aussi, je vous le demande instamment, si vous avez oublié au fond d’un placard un Victor, pensez à nous, il peut faire le bonheur d’un autre.

Repas Les astres ne nous étaient pas favorables mais seulement sur un plan climatique car pour ce qui est de l’ambiance…. Toujours au diapason ! 55 personnes réunies autour des tables, le crin-crin de Gérard, le banjo de Nicolas, les rires et les chants, tout a contribué à réjouir les convives. Quelques retrouvailles aussi, Pierre, ancien lecteur venu tout exprès de la Nièvre animateur impénitent, poèmes, sketches, toujours aussi émouvants ou désopilants. De nouveaux abonnés étonnés des relations fraternelles qui au cours des années ont pu se tisser au sein des bénévoles et abonnés ; tout ce petit monde haut en couleurs que vous pourrez retrouver en vidéo sur notre blog, Isabelle en a immortalisé quelques séquences.

Cap associations Chaque année ce grand rassemblement au hangar 14, permet aux associations de faire connaître leurs activités et de recruter de nouveaux bénévoles. Était-ce dû à notre emplacement, rez-de-chaussée près de l’entrée principale, ou est-ce la conjoncture actuelle qui motive les personnes, notre stand a attiré beaucoup plus de visiteurs que précédemment. Et dès le lendemain 3 nouvelles recrues se sont présentées pour nous aider, d’autres nous ont parlé des difficultés qu’ont certains membres de leur famille pour la lecture et étaient très heureux de savoir que l’association pouvait leur proposer une solution. La veille nous étions également présents sur le stand de la ville de Libourne ainsi que sur celui de Mérignac c’est ce que j’appelle un week-end bien rempli !

Info bibliothèque : section « à propos de ce livre numérique » d’un livre audio-enregistré. Nombreux sont ceux qui au cours de la lecture d’un CD-audio, ignorent la section « à propos de ce livre numérique », et pourtant dans certains ouvrages, les informations données par le lecteur bénévole sont essentielles. Il nous a été reproché de ne pas mentionner le nom du lecteur, or à la fin de cette section il est expressément dit : « ce livre est enregistré par…. » ainsi que la date de l’enregistrement. Rappelons aussi que le nom de l’auteur lu phonétiquement est épelé, s’il présente des difficultés de compréhension. Dans le cas d’enregistrements complexes les informations contenues dans cette section sont essentielles, chapitrage créé par le lecteur en l’absence de sommaire, description d’images ou de tableaux, etc…. Bien des réponses aux questions que vous nous posez sont contenues dans cette section, alors ….LISEZ-LA

Une étoile est née, Elle était bien mystérieuse cette étoile ! Tintin, par le talent d’Hergé nous l’a fait découvrir en 1952. Nicolas Bardinet, par son talent de narrateur nous donne le plaisir de la découvrir ou redécouvrir. Fin du monde, aérolithe, champignon monstrueux, espaces lointains, intrigues incomparables….. Décidemment Tintin n’a pas fini de nous surprendre. Un savant fou, des brigands, viennent se mêler aux aventures que le capitaine Haddock partage avec Tintin et Milou pour notre plus grand plaisir. Alors…. À l’écoute !!!

Livres à découvrir

« Profitez des offres, de notre agence de voyages en fauteuil »

ADIEU JÉRUSALEM
Alexandra SCHWARTZBROD

Kazan, en Russie. Un employé de l’institut scientifique s’apprête à accomplir le pèlerinage à La Mecque lorsque, la veille de son départ, le site explose sous ses yeux. À son insu, il va introduire dans la ville sainte un fléau disparu depuis le Moyen Age : la peste noire. Tandis que les morts se chiffrent par milliers, la rumeur enfle : les juifs ont empoisonné l’eau des puits de Zamzam. La région s’embrase. Jérusalem, déjà chauffée à blanc par la politique de colonisation israélienne, tombe. Cette catastrophe bouleverse l’échiquier international, emportant dans son sillage des destins individuels ; de Susan Rice, la secrétaire d’État américaine, confrontée au plus périlleux défi de sa carrière, à Eli Bishara, un commissaire arabe israélien en lutte contre le chaos… On dévore, en se demandant s’il faut vraiment se réjouir que l’actualité puisse inspirer un thriller aussi formidable. Thomas Mahler Le Point

JUSTE UNE MAUVAISE ACTION - UNE AFFAIRE ITALIENNE ELIZABETH GEORGE

Le sergent Barbara Havers est catastrophée. Hadiyyah, la fille de son cher ami Azhar, a été enlevée par sa mère et aucune poursuite judiciaire n’est possible. Azhar n’a jamais épousé Angelina et l’enfant ne porte pas son nom. Alors qu’Azhar se désespère, Angelina refait finalement surface avec une nouvelle alarmante : Hadiyyah a été kidnappée sur la place d’un marché toscan. La police italienne est chargée des recherches et Barbara devra prendre les choses en main, frôlant l’incident diplomatique, pour que Scotland Yard intervienne en la personne du célèbre inspecteur Thomas Lynley. Bien vite, les deux enquêteurs découvrent que l’affaire est beaucoup plus complexe qu’un simple enlèvement......

Le GIAA vu par une stagiaire

L’avis d’une jeune stagiaire sur l’apport de son stage à l’association (extrait)

« Sur le plan personnel, cette expérience fut très enrichissante car j’ai pu découvrir l’univers des non-voyants que je ne connaissais pas. J’ai pu prendre conscience, durant ce stage, de la difficulté que pouvaient rencontrer, au quotidien des personnes aveugles ou amblyopes. J’ai eu le sentiment d’être utile, toutes ces petites choses, que j’ai faites durant ce stage, ont aidé d’autres personnes. Le fait de savoir que j’ai travaillé pour aider des personnes qui en ont besoin a rendu mon travail agréable. Sur le plan personnel et émotionnel je peux donc dire que ce stage m’a fait grandir, il m’a appris à être davantage solidaire, à faire plus attention aux autres, il m’a appris à être plus humaine. ». Adèle.

Calendrier

Octobre Novembre Décembre

Cours de diction à 14 H 30 Mardi 6 Mardi 11 Mardi 8

Comité de lecture à 10 H Jeudi 29 octobre Jeudi 26 Jeudi 17

Bienvenue à notre nouveau bénévole : Jean-Claude

INFOS

MDPH horaires modifiés

L’accueil des personnes handicapées est une mission que la Maison Départementale des Personnes Handicapées de la Gironde a toujours souhaité effectuer dans les meilleures conditions. Actuellement, la situation ne permet pas d’assurer le fonctionnement habituel de cet accueil, et ce pour des raisons conjoncturelles.

C’est pourquoi, le Codir de la MDPH a décidé de modifier les horaires d’accueil au public, de manière à conserver la qualité du service. Ainsi, à compter du lundi 21 septembre 2015 et jusqu’au vendredi 27 novembre inclus, les horaires seront les suivants :
- ouverture de l’accueil physique de la MDPH : le lundi, mardi, mercredi et jeudi après-midi de 13 h 30 à 16 h 30, ainsi que le vendredi matin de 8 h à 12 h.
- ouverture de l’accueil téléphonique de la MDPH : le lundi, mardi mercredi et jeudi de 9 h à 12 h, ainsi que le vendredi de 13 h 30 à 15 h 30.
Une information multicanale sera disponible rapidement pour avertir le public : par l’intermédiaire du journal Sud Ouest, sur le site Internet de la MDPH, par affichage dans nos locaux et en communication interne au sein du Département.

INFOS FAF

Lancement d’un espace emploi dédié aux personnes déficientes visuelles La Fédération des Aveugles de France, en partenariat avec le Club Handicap et Innovation et la société Multiposting, a lancé le 16 juin dernier son espace emploi dédié aux personnes aveugles et malvoyantes. Cet espace, totalement conforme aux normes d’accessibilité, permettra aux entreprises de poster leurs offres d’emploi en ligne et aux personnes déficientes visuelles de déposer leur CV et de postuler en ligne. Elle sera accessible via le site institutionnel de la Fédération grâce à un onglet dédié. Avec cet espace, la Fédération souligne une nouvelle fois sa volonté de s’engager en faveur d’une plus grande employabilité des personnes aveugles et amblyopes. Source FAF.

INNOVATIONS TECHNIQUES

Point sur la téléphonie mobile adaptée

Le Nokia, C5, fut le dernier mobile équipé par la synthèse vocale Talks. La synthèse vocale Talks et la plate-forme Symbian des mobiles Nokias ont été abandonnées en 2014. Pour l’heure, 5 solutions sont présentes sur le marché, et avec la solution Talkback d’Androïd, ce sont bien plus que 5 possibilités qui sont offertes aux déficients visuels français. Telorion, la solution mobile adaptée pour déficients visuels qui fait son chemin. En effet, cette start-up française a su innover avec cette coque silicone qui s’adapte à certains mobiles tactiles tournant sous le système d’exploitation Androïd. 2 solutions sont proposées, pour les aveugles, la solution Claria vox, et pour les personnes avec des difficultés pour lire, la solution Claria zoom. Le partenariat avec Orange a permis d’en réduire le coût, environ 250 Euros pour l’une de ces solutions, plus le prix d’un mobile tactile Androïd compatible, dont les modèles figurent sur le site de Telorion. Mais le passage par Orange n’est absolument pas obligatoire. www.claria-vision.com/fr/ www.claria-vision.com/fr/ach... Le Telorion avec sa solution Claria vox dispose de nombreuses fonctionnalités, toutes correctement vocalisées : Téléphone : appels, sms, contacts, historique d’appel, raccourcis vocaux et numériques

vie pratique :

GPS piéton et voiture, horloge, emails, alarme, agenda, calculatrice, dictaphone, météo

Multimédia : radio, lecteur livre (daisy, mp3, epub 2), lecteur musique mp3, presse, navigateur web

Aides visuelles : Reconnaissance de caractères (OCR), Détecteur de couleurs, Détecteur de luminosité, Lecteur d’étiquettes NFC Le guide de prise en main vocal sur CD notamment, vous permettra de vous familiariser assez rapidement avec des mobiles équipés de cette solution. La dictée vocale du Telorion vous permettra notamment, de dicter vos SMS au lieu de saisir le texte à la main. Et cerise sur le gâteau, lorsque vous maîtriserez Telorion Vox, vous pourrez alors tenter d’utiliser votre mobile dans sa version Androïd avec sa synthèse vocale intégrée, Talkback. La solution Telorion Vox est une excellente alternative au tout tactile de l’Iphone d’APPLE. Pour les moins technophiles d’entre nous, cela peut être une vraie bonne option !

L’iPhone d’Apple, une solution que l’on ne présente plus, tellement elle a séduit de personnes aveugles ou de personnes avec des difficultés pour lire. Beaucoup de déficients visuels l’ont adopté, mais non sans difficultés, car l’apprentissage, ne le cachons pas, est souvent long et ardu, du moins pour une bonne majorité de personnes. Une fois ce petit trésor de technologie maîtrisé, il offre à son propriétaire de nombreuses fonctionnalités intégrées au système d’exploitation, mais également de nombreuses possibilités logiciel, nvia la foule d’applications accessibles proposées sur l’Apple Store. Et au-delà de cela, pouvoir se servir d’un IPhone, comme tout un chacun, fait basculer l’usager handicapé visuel dans le monde de la normalité, du moins, c’est le ressenti qu’expriment certains. Si vous êtes un utilisateur d’informatique adaptée, si vous êtes à l’aise dans la navigation Internet, si vous avez de bonnes capacités d’autoformation, et si vous êtes persévérant dans ce que vous entreprenez, alors, l’Iphone est pour vous. Un simple conseil, avant d’acquérir votre bijou, il serait très utile de connaître la gestuelle de base de l’IPhone, quelques sites Internet proposent des podcast très bien faits, et qui vous aideront grandement pour démarrer dans de bonnes conditions. En effet, sans la connaissance des gestes glisser, tapoter ou balayer avec 1, 2, 3 ou 4 doigts sur l’écran tactile, vous ne pourrez rien faire, même pas décrocher un appel entrant. Ci-après, une page du site Edencast qui vous permettra de découvrir l’indispensable pour démarrer avec l’Iphone : www.edencast.fr/dictionnaire...

Ce site constitue une vraie mine d’or pour optimiser l’utilisation de l’IPhone, du Mac, mais aussi des mobiles sous Android, sur lesquels nous reviendrons plus tard. Le site de Cecitek recèle lui aussi pas mal d’informations concernant

l’IPhone, le voici : www.cecitek.fr

Un bon nombre de podcast sont à la disposition de l’usager. D’excellents forums, qui permettent d’échanger d’utiles informations sur l’IPhone existent également, en voici les adresses d’abonnement : iphonedv-abonnement@yahoogroupes.fr mbpt-abonnement@yahoogroupes.fr

Depuis quelque temps nous assistons également à une montée en puissance de l’accessibilité des mobiles tournant sous le système d’exploitation Androïd. Même si la solution de vocalisation à l’aide de Talkback pour Androïd n’est pas aussi aboutie que celle d’Apple sur IPhone, cette solution d’accessibilité offre cependant un choix beaucoup plus large de mobiles utilisables par une personne aveugle ou malvoyante. Même des mobiles d’entrée de gamme, autour de 100 Euros sont disponibles. Les mobiles avec le système Androïd, type Google Nexus, n’ayant pas de surcouche opérateur demeurent généralement les mobiles qui offrent la meilleure accessibilité avec la vocalisation de Talkback. Important pour l’accessibilité, seuls les mobiles à partir de la version 4.4, Kitkat d’Androïd permettent l’étiquetage des boutons non labellisés. À noter que la vocalisation de Talkback est présente sur tout mobile Androïd récent. Là aussi, les personnes qui sont autonomes dans leur recherche d’informations sur le Net, seront avantagées. Les sites d’Edencast et de Cecitek, cités plus haut proposent une information relativement fournie sur le sujet. On peut également s’abonner à deux forums d’utilisateurs, voici les adresses e-mail d’abonnement : droidaccess-request@edencast.fr frandroid-access+subscribe@googlegroups.com

Plus récemment, le Smartvision de Kapsys est arrivé sur le marché. La Société Kapsys est connue, c’est elle qui produit le "Kapten Mobility", GPS vocal pour personnes aveugles.

Le Smartvision est un smartphone qui remplace plusieurs appareils (GPS, téléphone, loupe électronique d’appoint, lecteur d’étiquette, scanner vocalisé, dictaphone, radio, lecteur de livres, lecteur de musique, appareil photo). • Téléphone accessible aux malvoyants et aux aveugles grâce à une interface “hybride” unique (écran tactile, clavier et commandes vocales). On peut ainsi piloter le téléphone grâce à la voix, à l’écran tactile et à son clavier physique. A noter que les commandes vocales ne nécessitent pas de connexion data. Les fonctions d’SOS et d’assistance peuvent également s’avérer très utiles. • Un bouton SOS au dos du smartphone, pour appeler automatiquement jusqu’à 10 contacts en cas d’urgence. • Une fonction d’assistance à distance, pour permettre à la personne de votre choix de prendre la main à distance sur votre téléphone Smartvision de Kapsys. La personne peut ainsi vous aider à paramétrer le téléphone. Attention, ce mobile existe en 2 versions : La version allégée, dite "Lite" : qui est le même smartphone mais sans les fonctions suivantes : Lecteur d’étiquettes NFC, GPS, OCR (aide à la reconnaissance de texte), station de charge, coque de protection. Il existe également une version dédiée aux seniors, c’est un produit basse vision : Le Smartconnect by Kapsys.

L’association HandiCaPZéro assure le support technique du smartphone SmartVision et se tient à votre disposition pour répondre à toute question sur l’utilisation du produit. Les équipes Support sont joignables par téléphone au 01.53.40.99.36 ou par email support-technique@handicapzero.org De nombreux sites Internet proposent ce produit, voici une adresse : www.cflou.com/telephone-port... Même si ce mobile dispose d’un clavier physique, à touches, son utilisation nécessite cependant un apprentissage relativement long, vu les nombreuses fonctionnalités. Le petit nombre d’utilisateurs actuels constitue également un frein pour l’échange des trucs et astuces concernant ce produit.

Et pour finir, (…) une solution vocale, Alto 2, de la société suisse Gold GMT. 189,00 €. Il est équipé d’un clavier classique à touche. Les points forts de ce téléphone sont : ◾ Appel d’urgence (SOS) : Enclenché par simple pression prolongée de n’importe quelle touche ◾ Guide vocal : Une interface douée de la parole qui guide l’utilisateur pendant l’utilisation du mobile et lit les messages ◾ Alarmes : Incluant les rappels concernant les traitements médicaux (inclus interface pour PC) ◾ Écran : Taille des caractères et contrastes optimisés, clignote en cas d’appel ◾ Autonomie : Modes d’appel et de veille de très longue durée, berceau disponible pour une recharge facile ◾ Audio : Jusqu’à 60dB d’amplification (personnes malentendantes) ◾ Clavier ergonomique : Interface utilisateur simplifiée (3 touches) et clavier interne pour une saisie standard et efficace des numéros et des messages Ce téléphone mobile est disponible chez CECIAA, vous pourrez retrouver l’intégralité de son descriptif sur le site Internet ci-après : http://basse-vision.ceciaa.com/alto...

Ce mobile est une solution dédiée, avec des menus simplifiés, mais limitée aux fonctionnalités de base ; l’Alto n’est pas un smartphone. Il constituera cependant une alternative aux smartphones hightek, sa simplicité devient donc un atout, surtout pour l’usager qui n’aura pas forcément envie de se prendre la tête avec les nouvelles technologies. On peut donc conclure en disant, que les solutions de téléphonie adaptée pour les déficients existent, et en nombre suffisant.

On ajoutera également, que l’usage de l’Internet est quasiment indispensable pour la recherche d’informations complémentaires sur ces produits soit, pour l’usager déficient visuel soit, pour un aidant de son entourage. On constate aussi, que pour certaines personnes, l’acquisition d’une solution smartphone nécessiterait un temps de formation individualisé, ce qui fait bien souvent défaut. Le constat est donc identique à celui de l’informatique adaptée, pour laquelle la Fédération des Aveugles de France a pointé un gros déficit, et c’est pourquoi, elle a porté un effort tout particulier dans ce secteur. Espérons que le même effort pourra être déployé pour la téléphonie mobile adaptée.

Source FAF : La Canne blanche – n° 190

Blitab : voici la première tablette tactile destinée au braille C’est une avancée qui permettra très certainement de faciliter le quotidien des personnes aveugles et malvoyantes. Des chercheurs bulgares ont mis au point Blitab, une tablette tactile à l’affichage entièrement en braille. Sélectionnée par le quotidien Le Monde dans le contexte du concours d’innovations « Hello Tomorrow Challenge » Blitab a fait parler d’elle les 24 et 25 juin dernier par sa capacité à afficher des pages Web instantanément en braille.

L’histoire a démarré il y a maintenant 3 ans en Bulgarie, au département d’ingénierie industrielle de l’université de Sofia. C’est suite à un appel à l’aide lancé par un étudiant malvoyant que Kristina Tsvetanova a commencé à se documenter sur la technologie électro-mécanique requise pour afficher des textes en braille. Elle déclare : « Ces appareils coûtent des milliers d’euros et proposent une lecture fastidieuse par son affichage ligne à ligne. » En travaillant avec deux chercheurs étudiants en électronique et chimie et en ergonomie, Kristina Tsvetanova est parvenue à trouver un modèle mettant un terme à ces appareils onéreux et peu développés à l’heure qu’il est. Trois années seront nécessaires à la création de Bitlab Technology, entreprise désormais installée en Autriche. Là, l’équipe de chercheurs est parvenue à la création d’un matériau intelligent constitué de « bulles physiques » capables de monter ou descendre en fonction du texte à afficher. La tablette permet non seulement un affichage de pages entières sur un écran mais aussi une écriture via un clavier en braille Perkins figurant au bas de l’appareil. Elle convertit directement les fichiers textes stockés sur clés USB, cartes mémoires ou transmis par NFC. L’intégralité des pages Web sont transcrites automatiquement. Aussi, Blitab intègre une fonction Text-to-Speech.

L’efficacité du procédé a été testée et prouvée en laboratoire et la tablette a été dessinée. Les prochaines étapes à passer consistent en l’obtention du brevet et en l’assemblage du terminal. Ainsi, d’ici très peu de temps, les personnes malvoyantes ou atteintes de cécité pourront enfin accéder à un appareil capable de leur apporter une accessibilité et une indépendance au sein de l’ère numérique dans laquelle nous nous trouvons. Source : www.buzzarena.com

EN SAVOIR PLUS

Translateka : Dictionnaires en ligne

Le service Translateka.com a été créé afin de répondre aux besoins des personnes ayant une déficience visuelle. C’est une collection de vingt dictionnaires bilingues en ligne comprenant cinq langues - polonais, anglais, allemand, français et espagnol.

Le service est adressé aux personnes aveugles et malvoyantes qui souhaitent développer leurs connaissances et compétences langagières. Translateka.com a été créé pour les personnes actives professionnellement, ainsi que pour les étudiants et tous ceux qui souhaitent élargir leur vocabulaire dans une langue étrangère. Le site a été créé conformément aux règles d’accessibilité et est compatible avec les lecteurs d’écran. (…). Il y a également un ajout intéressant sous la forme d’un système original qui soutient l’apprentissage du vocabulaire. Grâce à un système de répétition spécial, accessible dans la section « Apprentissage », on peut non seulement traduire les mots, mais aussi les apprendre.

Translateka.com permet de rechercher un mot rapidement et efficacement et ensuite de l’écouter. La navigation sur le site se fait avec la touche TAB mais, afin de rendre l’utilisation du site encore plus rapide et plus facile, quelques fonctions possèdent également des raccourcis clavier. En un clic on peut lancer l’écoute d’un enregistrement, ajouter un mot à l’apprentissage, effacer un champ de saisie ou inverser les langues traduites. De la même façon on peut gérer l’application pour l’apprentissage du vocabulaire. Tous les enregistrements ont été préparés par les locuteurs natifs professionnels ce qui a un impact indéniable sur l’apprentissage efficace de la prononciation correcte des mots étrangers. Le service est accessible en cinq langues.

Source : www.translateka.com

Guide pour bien accueillir les personnes handicapées Guide de présentation des différents types de handicap et de préconisations à destination des gestionnaires d’ERP et de leurs équipes qui accueillent des clients ou usagers.

Extrait concernant les personnes déficientes visuelles : « Le handicap visuel s’échelonne depuis le trouble visuel jusqu’à la cécité complète. On estime, en France, qu’il y a 70 000 personnes aveugles et 1 700 000 personnes malvoyantes. Ainsi, contrairement à une personne aveugle, une personne malvoyante ne se reconnait pas automatiquement au premier abord, d’autant que le handicap peut être visible mais bien compensé par la personne, ou invisible mais bien réel et trompeur. Il existe, schématiquement, trois types de difficultés visuelles : Tout percevoir mais de façon très floue, n’avoir qu’une perception centrale ou tubulaire, n’avoir qu’une perception périphérique ou atteinte de la vision centrale… » à suivre sur le site : www.developpement-durable.go...

Vocale presse

Le journal audio Vocale Presse est le service de lecture de la presse et des magazines, accessible pour les aveugles et les malvoyants. Il vous permet d’écouter de manière simple et conviviale, dès le jour de leur parution, l’intégralité des journaux et magazines parmi lesquels : Le Monde, Le Figaro, L’Express, Le Nouvel Observateur, Le Point, L’Equipe, Libération, Sciences Et Avenir, Marie Claire, Lire, et bien d’autres titres.

Vocale Presse sera pré-installé sur les smartphones SmartVision et SmartVision Lite de la société KAPSYS. Ces smartphones sont particulièrement adaptés aux aveugles et aux malvoyants puisqu’ils ont été entièrement développés pour eux. Vous en saurez plus en cliquant sur le lien suivant : http://www.kapsys.com/fr/actualites. Si vous êtes déjà en possession d’un SmartVision ou d’un SmartVision Lite, il vous suffit de mettre à jour l’appareil pour que Vocale Presse soit installé automatiquement.

Abonnement : Pour vous abonner à Vocale Presse, vous devez vous acquitter d’une cotisation mensuelle de 4,5 € qui vous donne accès au service et au logiciel. Cela vous permet ensuite de vous abonner en toute liberté aux journaux qui vous intéressent, au tarif de l’édition numérique (moins chère que le papier). Certaines MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) peuvent prendre en charge une partie de la cotisation mensuelle.

Neurologie : quand le cerveau entend ce qu’il devrait voir

Après une greffe de cornée réussie chez une patiente aveugle, certaines zones du cortex visuel, qui avaient appris à réagir à des stimuli auditifs, ne sont pas sensibles à ce que les yeux perçoivent désormais. Les régions du cortex visuel qui devraient réagir à ce que perçoivent les yeux ne continuent à s’activer qu’en réponse à ce que les oreilles du sujet entendent...

Quand la vision d’un aveugle de naissance est corrigée par une opération chirurgicale, le cerveau a parfois du mal à se réadapter. C’est ce qui ressort du travail mené par Giulia Dormal de l’université de Louvain (Belgique) et ses collègues publié dans le Journal of Neurophysiology. En préliminaire, cette étude s’appuie sur un seul sujet, une Québécoise d’une cinquantaine d’années atteinte de cécité cornéenne et greffée avec une cornée artificielle. Mais elle n’en est pas moins intéressante. Soumise à une batterie de tests comportementaux et neurophysiologiques avant et après une chirurgie remontant à sept mois, la patiente a en effet bien récupéré une partie de sa vision. Mais – et c’est là un gros bémol – il subsiste des zones qui résistent encore à la colonisation plusieurs mois après.

Ces zones concernent toutes les régions du cortex visuel qui, durant la cécité, avaient dû apprendre à réagir à des stimuli auditifs : selon l’étude, elles n’ont pas réussi à se réadapter totalement 7 mois après l’opération et continuent à gérer de mauvais stimuli sensoriels. Autrement dit, ces régions du cortex visuel qui devraient réagir à ce que perçoivent les yeux ne continuent à s’activer, en dépit de l’opération chirurgicale, qu’en réponse à ce que les oreilles du sujet entendent...

Pour le cerveau, "rebrousser chemin" n’a rien d’évident L’étude remet ainsi en avant un phénomène bien connu chez les personnes dont un sens est lésé : la réorganisation sensorielle. En effet, on sait que les non-voyants ont une ouïe, un sens du toucher ou du goût supérieurs aux voyants. Rien de plus logique : le cortex occipital, la région normalement dévolue à la vision et inutilisée chez les aveugles, est alors réquisitionnée pour une autre tâche sensorielle de manière à compenser la cécité du sujet. Cette étude démontre donc que, pour un cerveau, "rebrousser chemin" et permettre à une zone visuelle de récupérer sa fonction de base n’a rien d’évident ni d’immédiat. Mais on peut également en tirer un autre enseignement positif : des études d’imagerie cérébrale, telles que celles menées par les chercheurs belges, permettent d’apporter des éclaircissements diagnostiques avant et après une opération visant à restaurer la vue.

Source : Hervé Ratel, www.sciencesetavenir.fr

Petits bonheurs et grands matins

Petits bonheurs et grands matins

LES PORTEURS DU PROJET Etablissement médico-social : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées) Latour du Pin de Saint André de Cubzac. Partenaire culturel : Le Champ de Foire / Association CLAP Intervenant Artistique : Collectif Palabras (Valérie Le Naour, documentaliste sonore et Cécile Gras, graphiste-dessinatrice)

LE PUBLIC CIBLE Les résidents de l’EHPAD Latour du Pin dont certains atteints de la maladie d’Alzheimer.

LE PROJET Construit autour de l’accueil de l’installation audiovisuelle Le Grand matin* du Collectif Palabras, ce projet se compose d’ateliers et d’animations sur le thème du matin qui permettront aux résidents participants de l’EHPAD de découvrir une oeuvre et un univers artistique contemporain. Les interventions se dérouleront de décembre 2014 à mai 2015 et concerneront des groupes d’environ 12 résidents. Les activités proposées sont accessibles aux personnes présentant des handicaps physiques, ainsi qu’à celles atteintes de troubles modérés du comportement liés à des pathologies de type Alzheimer. Les paroles des résidents et leurs productions viendront nourrir la démarche du collectif et seront intégrées à l’oeuvre qui sera présentée au sein de l’EHPAD en présence des familles, du personnel soignant et du grand public. Une brochure réunissant textes et photos témoignant des actions et temps partagés avec les artistes sera remise par l’EHPAD à tous les participants. Petits bonheurs et grands matins s’inscrit dans un projet global de territoire visant à contribuer au décloisonnement de l’EHPAD et à favoriser l’épanouissement social et culturel de ses résidents. Ce projet résulte de volontés croisées :

  • celle du Collectif Palabras touché par la curiosité des personnes âgées et par leur accueil dans le cadre du projet La Matinale et désireux de donner plus de place à leur parole.
  • celle de l’EHPAD désirant s’inclure dans la vie culturelle locale et développer avec le Champ de Foire une collaboration pérenne autour de projets artistiques et culturels s’appuyant sur des oeuvres contemporaines.
  • celle du Champ de Foire pour qui la sensibilisation des publics au spectacle vivant est une priorité et qui a souhaité mettre en place un projet de médiation autour de l’accueil d’une oeuvre sur son territoire. * Le Grand matin / Collectif Palabras

Le Collectif Palabras valorise la parole et l’écoute de tous les publics à travers la création sonore, le documentaire radiophonique et les arts graphiques. Ses projets explorent le quotidien, l’intime et le social et s’inscrivent dans la durée sur les territoires qui les accueillent.

Le Grand matin fait partie du projet La Matinale construit autour du thème "Comment vivons nous nos matins ?". Pendant quatre ans, lors de résidences en Aquitaine, le collectif est allé à la rencontre des populations. Paysages des territoires et échanges avec les habitants ont abouti à la création de dessins, photos, entretiens sonores, vidéos... à découvrir dans un espace d’écoute, de projection et d’exposition installé dans des lieux publics pour inviter les passants à vivre un Grand matin.

LES ACTIONS

  • Création d’un salon d’écoute au sein de l’EHPAD : les résidents seront invités à raconter leurs matins (souvenirs, émotions, rituels...). Ces captations aboutiront à la réalisation d’une création sonore qui sera gravée sur CD et remise aux résidents participants.
  • Création de 5 affiches au format abribus, conçues à partir de paroles des résidents et de photographies réalisées tout au long du projet. Elles seront installées dans les panneaux d’affichage municipaux pour annoncer Le Grand matin.
  • Interventions éphémères dans la ville. Des paroles de résidents seront mises en scène par les membres du Collectif dans des lieux de vie (commerces, rues...). Des résidents pourront être invités à participer à ces "happening" artistiques.
  • Ateliers de pratique artistique o Atelier de travail graphique basé sur le lettrage à partir de phrases collectées (feutres, tampons, pinceaux, découpages/collage…). o Atelier d’écriture de cartes postales à destination des élèves d’une classe de seconde ASSP (Accompagnement, Soin et Service à la Personne) du lycée des Métiers La Morlette à Cenon.
  • Animations sur le thème du matin proposées à tous les résidents par l’animatrice de l’EHPAD, Cécile Baronnet

LES OBJECTIFS

  • Renforcer les liens entre les résidents et avec le personnel soignant en se rassemblant autour d’un projet commun
  • Lutter contre l’isolement des résidents en suscitant des rencontres avec des personnes extérieures à la structure, en leur offrant des opportunités de sortie
  • Renforcer les liens avec les familles en permettant aux résidents de faire découvrir à leurs proches leur participation à un projet singulier
  • Favoriser l’accès aux oeuvres contemporaines par la découverte du travail d’un collectif et en étant soi-même acteur d’une production artistique
  • Favoriser les prises de paroles de chacun et les expressions des émotions et des ressentis
  • Stimuler leur mémoire, leur curiosité, leurs sens et leur créativité
  • Contribuer au maintien de leur forme physique et psychique, à leur épanouissement et donc au maintien de leur autonomie
  • Valoriser leurs paroles, leurs savoirs et savoir-faire pour contribuer à une meilleure image d’eux-mêmes
  • Les mettre en situation d’apprendre, quel que soit leur forme physique et intellectuelle
  • Favoriser l’ouverture de l’ehpad vers l’extérieur, en faire un lieu accueillant afin que les habitants portent un nouveau regard sur cet établissement.

Contact Association Palabras 06 78 52 67 96/ palabras@palabras.fr